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Ciné Ma Critik
vendredi 25 mai 2007, a 08:48
Destination Vacances

Voici un site où chacun peut déposer son opinion sur des lieux, des attractions, des villes, et ce dans le monde entier ; le meilleur moyen en somme de se faire une idée pratique avant de choisir une destination, non ?     http://www.trivago.fr/     Bonne vacances à toutes et à tous (autant s'y préparer)

dimanche 20 mai 2007, a 15:14
Forum PC

Le PC n'a plus de secret pour vous ou au contraire c'est un vrai casse-tête ? Voilà un forum où vous pouvez partager votre expérience, en toute simplicité. Il ne demande qu'à être connu   http://debut-astuces-pc.all-forum.net/index.htm   N'hésitez pas à participer

lundi 18 août 2008, a 15:57
Base Andina du Chili

Voilà un groupe que j'ai découvert en vacances il y a une bonne dizaine d'années ; depuis je les revois avec un immense plaisir tous les ans à Saint-Georges-de-Didonne (17).
 
La qualité n'est pas top car c'est filmé avec un téléphone portable pas top mais je voulais vous faire découvrir ce groupe...
 
Bonne écoute à toutes et à tous



lundi 02 juin 2008, a 18:42
Doomsday

Je m'en vais te présenter un film très récent qui ne semble pas avoir fait l'unanimité et tu sauras bientôt pourquoi. Ce film, c'est Doomsday, sorti au mois d'avril 2008 et réalisé par Neil Marshall, qui nous avait fait flipper avec le superbe The Descent.


Voici donc les quelques commandements pour réaliser un blockbuster polymorphe :

 

Une Histoire bateau tu choisiras

 

Nous sommes en Ecosse, dans un futur pas si éloigné ; un virus a exterminé 90 % de la population ; pour éradiquer celui-ci, le gouvernement anglais fait bâtir un mur immense qui séparera la zone contaminée de la zone saine. Pourtant, des années plus tard, le virus réapparait en Angleterre alors qu'il semble y avoir des survivants dans le no man's land. Un commando est envoyé là bas pour tenter de trouver un éventuel vaccin.


Un scénario qui pompe sur tout tu utiliseras

 

Si tu regardes le résumé et que tu es un féru des films de ce genre (horreur, post-apocalyptique), tout cela doit déjà te faire penser à quelques films connus. Et de ce côté-là, on est servi, car les références éhontées aux modèles du genre sont carrément visibles ; ça va de ''New York 1997''' (avec Kurt Russel, pour les truffes qui connaissent pas encore ce film), à '''28 days later'''. Ça c'est uniquement pour la mise en commun des lieux et éléments de décors, comme cette Ecosse coupée en deux par un mur infranchissable…vu et revu…on sait déjà que ça va foirer à un moment sinon où serait l'intérêt du film.
 

Niveau commando qu'on envoie en mission (et du coup au casse pipe, facile à deviner), y a du '''Ghost Of Mars''' là dedans par exemple.

 

Quant à l'affiche du film où tu vois une charmante demoiselle, là c'est le pompon, ou slip à pompon selon evilash ; on se doute que c'est l'héroïne du film ; pas celle qu'on sniffe (quoi que), mais celle qui va faire de l'histoire un moment rare d'action et de sensiblerie (femme héroïne oblige)…bah si ça elle te fait pas penser à '''Resident Evil''' ou '''Tomb Raider''', c'est que t'as du guano dans les yeux mon canard…


Des scènes d'action tu transposeras

 

Et oui, niveau action et décorum, Neil Marshall, dont on se demande ce qui lui a pris, nous en met plein la vue avec des scènes sorties tout droit d'autres films. Déjà et sans tout te dévoiler, les affreux méchants qui vivent dans le No man's land ressemblent étonnamment aux joyeux drilles de '''Mad Max, au-delà du dôme du tonnerre''', jusqu'à une course poursuite qui commence comem un James Bond et finit par ressembler trait pour trait à la course poursuite en Mad Max et les Punkies de la terrible Entity, jouée par Tina Turner (je te rappelle au cas où t'aurais raté celui là aussi)

L'héroïne, interprétée par '''Rhona Mitra''' (Hollow Man), se bat et est aussi increvable que Mila Jovovitch dans '''Resident Evil''', à croire qu'elles sont sœurs. En tout cas elle cartonne dur et fait pas bon être dans ses pattes.

Des énormités tu accompliras

 

De ce côté-là on est assez gâtés ; déjà chez les sauvages, y a deux clans, ceux qui sont les plus méchants sont dirigés par un taré et ils sont cannibales en prime…bah voyons…alors que quand le commando pénètre dans la zone interdite, les premiers êtres vivants qu'ils rencontrent sont des centaines de vaches…même qu'ils en écrabouillent une avec un de leur blindé…les sauvages seraient-ils dont devenus fines gueules qu'ils en soient venus à se bouffer entre eux ou alors ils auraient eu peur de la maladie de la vache folle ??
 

Tiens justement concernant les blindés, un des membres du commando qui se vante de la qualité de leur engin (je parle du blindé hein ?), explique que ces véhicules sont capables de résister à des mini obus et j'en passe…pas de pot, les sauvages les attaquent avec des cocktail Molotov et ça suffit à les stopper….c'est vraiment pas de bol….

 

Les autres survivants vivent eux dans un monde féodal ; ils se sont installés dans un château et vivent comme au moyen-âge…Ils organisent même des tournois de chevaliers et tout le toutim ; et évidemment c'est la guerre entre les deux clans…du coup au milieu, le commando à fort à faire.
 

Ce qui sépare les deux clans, c'est une montagne, dont les membres des moyenâgeux connaissent un passage secret…je te le donne en mille, ce passage secret est en fait une ancienne réserve d'on ne sait quoi mais en tout cas une vraie caverne d'Ali baba. A tel point que l'héroïne, tentant d'échapper avec le reste du commando et deux moyenâgeux aux hordes de cannibales (car ils sont vraiment très nombreux ; non seulement ils se bouffent mais en plus ils se reproduisent), va chercher dans les centaines de caisses cachées là de quoi les occuper.

 

Mais comme c'est une héroïne intelligente, elle trouve un carnet sur lequel est référencé tout ce qu'il y a dans les caisses ; elle va donc se dégotter un téléphone cellulaire pour téléphoner à sa base et le mieux, une caisse pour s'enfuir…et pas n'importe quelle caisse non, une Bentley dernier modèle flambant neuve avec le plein dedans s'il te plait. Rien que ça ! Du coup facile pour s'échapper…

 

Bref, de l'incohérence, il y en a, comme tu peux le constater.


Un film pourri tu feras ?

 

En fait, ce genre de films a tellement été resucer qu'il est difficile d'innover. Ce qui fait que malgré ses pompages multiples, son manque d'originalité forcément, on arrive quand même à supporter les 1h45 de film sans trop se plaindre.
 

Après tout, on attend surtout de l'action dans ce domaine et de ce côté, on est plutôt servi ; ça n'arrête quasiment pas ; les quelques scènes plus calmes qui tentent un peu de nous expliquer la psychologie de certains personnages sont pour moi sans intérêts dans ce déluge d'action.


Ce film mérite-t-il qu'on se rue dans les salles ?

 

Certes non ; c'est le genre de film qui saura connaître un vrai succès en DVD selon moi, idéal pour se faire une soirée entre potes.

 

Je le recommande donc aux passionnés du genre et à ceux qui n'ont vu aucuns des films dont il tire sa substance. Pour le reste, il n'a rien d'indispensable, mais il pourra se louer à l'occasion histoire de se changer les idées…
 

Je te passe la partie technique et les différents acteurs ; ah si tout de même, à noter la présence de Bob Hoskins (Qui veut la peau de Roger Rabbit) et Malcolm McDowell (orange mécanique) qui font ce pour quoi ils sont payés. Si tu veux en savoir plus, pas mal de sites en parlent de toutes façons.


Merci en tout cas de m'avoir lu… 

mardi 06 mai 2008, a 09:29
Pet à leur âme

Ça faisait un moment que je ne vous avais pas proposé une bouse non ?

 

Bah voilà ; faut jamais perdre patience…
 

Perso, j'ai toujours été fan de la série des Aliens et de cette créature, véritable machine à tuer parfaite. Bon, tous ne sont pas aussi bons que le premier mais c'est malheureusement le cas de tous ces films à suite. J'ai littéralement adoré Prédator, ce chasseur ultime…Alors quand les cinéastes ont décidé de les mettre l'un en face de l'autre, ça m'a un peu fait flippé ; c'est un peu comme en cuisine : tu mélanges deux bons ingrédients et t'en fais un plat sans saveurs…

 

Pourtant, le Aliens Vs Prédator premier du nom m'avait plutôt pas mal plu, mise à part qu'on se demandait bien ce que pouvaient bien foutre les humains dans cette histoire…c'est vrai quoi ; pourquoi qu'ils viennent se chicorer sur notre planète ? A croire que la planète bleue est une poubelle…
 

Du coup, quand en ce début d'année les frères Strause ont décidé de nous refaire le coup en pondant un Aliens Vs Predator ; Requiem, j'étais pas forcément partant. Mais bon, je me suis dit que puisqu'il y aurait de l'Alien et du predator, j'allais peut-être me faire plaisir…Oui…Peut-être…

 

 

The Story

Un Predator va se rendre sur terre pour faire la peau à des dizaines d'Aliens plus méchants que jamais


Hein ?? C'est tout ? Bah oui, ça se résume à ça le film ; autant dire que dans le genre, on a rarement fait pire…
 
 

Mon Zavis

J'aurai pu résumer mon avis de la même façon que j'ai pu résumer le synopsis, simplement en disant : « nul à chier, va voir ailleurs ».

Mais puisqu'on est sur ciao et qu'il y a des pointilleux sur le site, je vais développer un peu ;o)

 

En fait, le synopsis est révélateur de l'idée de départ des réalisateurs : pas besoin d'un scénario poussé, on va tacher de t'en mettre plein la vue et ne se concentrer que sur l'action. Du coup de l'action va y en avoir, et ce dès le début.
 

Du coup vu comme ça on pourrait ne pas faire la fine bouche et se dire qu'on va juste s'en prendre plein les mirettes et profiter de scènes horrifiques en tous genres, biscotte on est quand même en face des créatures les plus redoutables que le ciné ait pondu…enfin…y en a d'autres mais les deux ensemble ça peut envoyer ferme…Bah non, même pas…

 

En fait le film se cantonne à nous ressortir tous ce qui a fait le succès des précédents films, des mouvements des bestioles jusqu'aux plus petits bruitages qui faisaient sursauter quand on a découvert ces monstres…mais là, la mayo ne prend pas car ça ressemble plus à un fourre-tout qu'à autre chose.
 

Certaines sont quasiment copiées des précédents films, comme la toute première scène où l'on aperçoit le prédateur en mode camouflage ; ah si quand même, petite innovation : on distingue ses yeux ; mais ils sont tellement mal foutus qu'on le regrette aussitôt.

 

Qui plus est, à force de vouloir les mettre en scène, les deux créatures perdent de l'intensité qu'elles avaient dans les films d'origine. Par exemple, les aliens, créatures tueuses, sont ici plus représentées comme des cafards qu'autre chose, ça grouille tellement qu'on se demande d'où elles viennent. Avant on les devinait plus qu'on les voyait, et lorsqu'on les voyait, on savait qu'il fallait s'attendre à du terrifiant…ici ça ressemble à un pétard mouillé. Pour le prédateur c'est pareil ; lui qui, même s'il tue allègrement, avait une vraie empathie pour ceux qu'il chassait, car finalement il ne chassait que ceux qui méritait de l'être (à savoir qu'ils étaient « dignes » de son intérêt), ici il devient une espèce d'excité de la gâchette tirant comme un malade sur tout ce qui bouge. Il perd toute la classe et le mystère qui lui allait comme un gant.

Du coup quand on voit le Prédateur contre les dizaines et les dizaines d'aliens, le film prend des allures de comédies tant c'est peu crédible…et franchement, faire une comédie avec ces deux bestioles là, fallait oser ; mais bon, à mon avis, ils l'ont pas fait exprès.

 

 

Du nouveau

L'ingrédient nouveau de ce film reste la nouvelle créature, car si tu as vu le premier Aliens Vs Predator, on voit à la fin du film le Prédator se prendre un ALien sur la tronche ; et on sait tous ce qui se passe quand on prend un ALien sur le coin de la hure : on mute !

Et comme ce Aliens Vs Predator ; Requiem, se veut être la digne suite du précédent, on a droit à un Prédalien ; oui ça en jette comme ça hein ? En fait c'est un Alien avec une tête de Prédator ; franchement ils ont pas fait fort pour le créer celui là…même pas peur…
 
 

Passes moi la bougie, bibiche

Hormis tout ça, qui te fait penser que ce film est à éviter si tu as tout suivi, reste un point vraiment noir, et c'est le cas de le dire : c'est la photographie. J'ai lu sur quelques sites que celle-ci était plutôt pas mal…

Franchement pour moi elle est franchement merdique (scusez pour les puritains) ; on voit rien ! Queue dalle ! Nada ! C'est vrai que ces deux entités avaient gagné leurs lettres de noblesse à la lueur d'un éclairage bas, surtout l'Alien ; mais là on voit que pouic ! c'est tellement sombre que je me dis qu'ils ont du éteindre les loupiotes pour cacher leurs mochetés…du coup si tu veux suivre, d'instinct tu te rapproches de l'écran…

 


Concluons

Oui, pas la peine d'en rajouter et arrêtons le massacre ; je te parlerai même pas des acteurs car ils sont comme le scénar : insipides…

 

Ce film est l'exemple parfait qui démontre qu'il faut savoir à un moment donné s'arrêter dans la surenchère…ce film est une curiosité ; aurait pu sortir directement en direct to DVD…mais non, ils ont réussi à le sortir en salles ; grand mal leur fasse, à mon avis lors de sa sortie en DVD, ça va friser la gamelle.
 

Voilà, une fois de plus, j'ai été bon : je t'ai évité de dépenser des sous pour rien…

 

Courage, fuyez !
 

T'as tout lu ? Mici :o) 

jeudi 14 février 2008, a 14:58
Pathfinder - Vikings Vs Amérindiens

Je vais te présenter aujourd'hui le film « spécial mec », le film spécial couillu bourré à la testostérone ; bon, ça veut pas dire que toi, ma'ame ou mam'zelle, tu peux pas lire cet avis, hein ? Je précise juste que Pathfinder intéressera plus ton homme, c'est tout ; et même…c'est pas sur…je vais t'expliquer si tu veux bien…

Pathfinder est sorti l'année dernière sans remporter un succès qu'on aurait pu lui promettre au regard d'une affiche plutôt attirante et d'une histoire aussi improbable que supposée réelle.
 


The Story

L'histoire se passe 5 siècles avant que Christophe Colomb ne découvre l'Amérique. Un drakkar réussit à aborder ces côtes et une bataille sans merci eut lieu entre les amérindiens et les guerriers vikings ; un enfant en réchappa qui fut recueilli par une indienne ; l'enfant blond fut adopté par le clan des Wampanoag et baptisé sous le nom de Ghost.
 

De par son sang et son éducation, l'enfant va devenir un redoutable guerrier.

 

Une quinzaine d'années plus tard, d'autres vikings envahissent les terres indiennes et massacrent la tribu qui l'a recueilli ; Ghost pour protéger celle qui l'aime (qui vit dans une autre tribu) va alors faire obstacle aux terribles conquérants nordiques.


Mon avis


L'affiche ressemble un peu aux dessins de Lui Royo, que l'on trouve facilement sur le net. Ça sent la guerre et l'épique à fond ; du coup ça aurait du encourager les spectateurs à aller y jeter un œil ; pourtant ça n'a pas été le cas…
 

Le réalisateur, Marcus Nispel, ayant déjà repris en 2004 des grands classiques comme Frankenstein ou Massacre à la tronçonneuse, s'est inspiré cette fois ci d'un fait divers parait-il réel. En effet, il serait effectivement vrai que les vikings auraient foulé le sol de l'Amérique bien avant Christophe Colomb ; or si l'on connaît un peu les amérindiens et les vikings, on pouvait s'attendre à une rencontre pour le moins intéressante et surtout explosive.

 

C'est ce qu'à tenté de faire le réalisateur, mais malheureusement le côté épique aurait pu être bien plus présent ; il n'en est rien ; le film part assez vite en vrille, ressemblant à un Rambo du temps jadis mâtiné d'un Connard-le-Barbant venu du grand Nord…
 

Du coup il a choisi pour le rôle principal, celui de Ghost, un nouvel habitué des films musculeux : Karl Urban ; celui-ci a tourné dans Le vaisseau de l'angoisse, mais s'est surtout fait remarqué pour son rôle de Eomer dans Le Seigneur des Anneaux. Il a aussi joué dans Les chroniques de Riddick ou encore The Rock. Bref, un gaillard habitué aux rôles physiques. On ne peut pas dire qu'il est mauvais dans son rôle de Viking adopté par les indiens ; je pense plutôt que les rôles sont simplement sous exploités, ou plus précisément ils ne servent que le prétexte essentiel au film : l'action. En ce domaine on n'est pas trop déçu, même si certaines scènes sont plutôt très mal fichues, certains mouvements de caméras étant quelque peu hasardeux.

 

En gros, ne cherchez pas vraiment une histoire, mais si vous aimez les films d'action, de ce côté-là ça passe plutôt pas mal.

Il faut tout de même reconnaître à ce film quelque chose qui aurait pu le rendre grandiose si l'histoire avait été mieux exploitée : sa photographie ; en effet celle-ci est vraiment de toute beauté et donne à ce film une atmosphère vraiment particulière ; entre des tons gris et bleus, le film semble venir d'un autre âge, beaucoup de couleurs semblant avoir totalement disparu, surtout dans les parties où l'on voit les vikings en action.

 

Tiens d'ailleurs en parlant des vikings, ils sont à la limite de la caricature tant le réalisateur a voulu montrer que c'était bien eux les méchants ; d'ailleurs pour l'anecdote, pour les rendre encore plus impressionnants, ils portent sous leurs costumes des protections de football américain…
 
 

Résumons nous

Une bonne idée de départ mal exploitée, des scènes parfois à la limite du ridicule et pourtant on ne peut pas dire que ce film soit réellement mauvais…en fait il lui manque juste ce petit plus qui le ferait passer d'une production très classique, reprenant tous les poncifs du genre, à une œuvre à part entière digne de figurer sur la liste des grands films d'aventures…dommage.


Donc si vous n'avez rien à faire d'autre, que votre vidéothèque commence à vous saouler à force de l'avoir vue, ben vous pouvez peut-être louer ce film ; il ne dure qu'1h40 et finalement ça passe assez vite.


Petit avis pour petit film, mais je pense y avoir donné l'essentiel de mon opinion.

mardi 12 février 2008, a 15:31
A coeur ouvert

Il y a des fois où je me demande si je ne suis pas un peu tordu ; en effet je regarde pas mal de films, ça vous vous en êtes rendu compte, mais parfois des films qui de prime abord ne m'intéressent même pas ; c'est souvent le cas pour les films que je qualifie de à l'eau de rose. Ce genre de films larmoyants qui jouent à fond la carte sensible, moi ça me gonfle assez vite ; et bien malgré ça, il m'arrive d'en regarder, ou du moins de regarder un film qui d'entrée me fait dire qu'il va s'agir de ce genre là.
 
Non pas que je sois insensible ou réfractaire à la sensiblerie (sous certaines limites, faut tout de même pas pousser), mais j'ai du mal avec ceux qui en rajoutent sans cesse pour tenter de te tirer non pas les vers du nez mais la larme à l'œil.


De plus, il y a certains acteurs qui se sont catalogués dans une carrière bien ciblée et qui d'un coup se retrouvent à tenter autre chose ; en général on a plutôt de fortes appréhensions quant à leurs tentatives de se démarquer d'un genre dans lequel ils se sont eux même enfermés.


A cœur ouvert, sorti en 2006 aux Etats-Unis et disponible chez nous en DVD depuis quelques mois me semblait parfaitement correspondre à ce genre, donc pourquoi l'avoir vu ? Et bien je n'en sais fichtre rien mais je ne regrette pas ce que je considère être une agréable découverte.

 


 

Synopsis

Alan Johnson (Don Cheadle), dentiste de son état, retrouve par hasard un de ses amis de fac, Charlie Fineman (Adam Sandler) ; celui-ci vit dans un monde fermé de tous suite à la perte de sa femme et de ses enfants dans les attentats du 11 septembre. Alan Johnson va tenter de lui faire reprendre goût à la vie du commun des mortels.
 
 

Mon avis

Comme je vous le précisais en début d'avis, le thème même du film sent la larme et les grosses boules d'émotion…Mais le réalisateur a réussi a donné à son film une teneur bien sur dramatique, mais tout en ne versant dans le pur mélo…

Afin d'être le plus clair possible, je vais scinder mon avis en plusieurs parties (oui, j'essaie d'innover un peu, faut pas m'en vouloir)
 

Le réalisateur

Mike Binder, le réalisateur, s'est plutôt illustré dans la réalisation, la production ou la scénarisation de séries comme American Gothic, Le journal intime d'un homme marié( dont il est le créateur, ou encore La fête à la maison

Il s'est aussi attelé à la réalisation de quelques films qui n'ont pas forcément bien marché mais qui pourtant laissent transparaître chez cet homme un talent certain, par exemple Les bienfaits de la colère avec Kevin Costner et Joan Allen.

 

Les Acteurs

C'est sans doute de là que vient la plus grosse surprise ; surtout concernant Adam Sandler qui est plutôt à ranger dans la catégorie des acteurs comiques lourdauds ; en effet, avec des films comme « Waterboy », « little Nicky » ou « Big Daddy », on ne peut pas dire qu'il a fait dans la finesse ; dans ce rôle d'homme brisé par la mort de ses proches, il est tout simplement exceptionnel, méconnaissable ; un jeu fait de déchirure, de retenue, de mutisme parfaitement maitrisé et qui montre une fois de plus que les acteurs comiques savent aussi émouvoir. Niveau look, il a des airs de Bruce Springsteen, ce qui doit être volontaire, car dans son rôle il collectionne les vinyles et son disque fétiche est « The River », du Boss.

 

Pour lui donner la réplique on découvre un habitué aux seconds rôles, un acteur polymorphe qui a déjà joué à peu près dans tout ce qui se fait comme genre, comme « hamburger Hill » (ou il débuta), « Le diable en robe bleue », « Family man », « Opération Espadon » ou encore « Ocean's Eleven » ainsi que le suivant ; cet acteur, c'est Don Cheadle, acteur noir américain qui semble ne pas vouloir se faire une place au panthéon des stars et continue son bonhomme de chemin dans ses seconds rôles qu'il semble affectionner. Dans son rôle de dentiste, il incarne une espèce de modèle black américain qui a réussi sa vie puisqu'il est dentiste, est installé confortablement avec sa femme et sa fille. Il est ce qui « doit être » considéré comme la normale pour tout américain qui se respecte, à savoir un modèle de réussite. Seulement son quotidien commence à lui peser et le fait d'avoir retrouvé son ami va l'emmener à revoir sa propre vie. Difficile de considérer ce rôle comme un second rôle ; pour moi il est au coude à coude avec celui de Adam Sandler ; d'ailleurs ils sont quasi omniprésents tous les deux dans le film.

On retrouve aussi avec plaisir une Liv Tyler quelque peu murie depuis son rôle d'elfe dans la trilogie du Seigneur des Anneaux ; elle ne perd en rien de sa grâce et de son charme dans ce rôle de médecin psychanalyste qui va essayer d'aider le pauvre Adam Sandler, bien souvent malgré lui.


Jada Pinkett joue le rôle de Janeane, la femme de Don Cheadle. Après l'avoir aperçue dans « Scream 2 » ou « Le professeur foldingue », la voilà dans un rôle de mère coincée entre le désir de voir son mari s'épanouir et son refus de le voir s'enfoncer avec son ami dans une dérive qu'elle ne maitrise pas ; elle incarne la base solide du foyer, celle sur qui tout repose, malgré sa fragilité bien cachée.

Il y a aussi bien d'autres acteurs dont je pourrai parler mais qu'il vaut mieux découvrir par soi même, d'autant que mon avis en serait encore une fois bien trop long. A noter toutefois la présence de Donald Sutherland dans le rôle d'un juge qui parait très sévère et qui pourtant fera preuve de discernement et d'humanité presque désarmante. Si tous les juges pouvaient ressembler à ce juge…


Une mise en scène qui évite de tomber dans le mélo

Réunir ces acteurs venus d'horizons aussi divers ne devait pas être chose aisée, mais ce fut fait et le choix s'avère judicieux. Chacun d'eux est parfaitement à sa place, parfaitement dirigé dans une mise en scène qui, même si elle n'a rien d'exceptionnelle, n'en demeure pas moins très bonne.

 

Tout d'abord comme je l'ai déjà dit à plusieurs reprises ce film aurait pu sombrer dans la mélo très rapidement ; j'ai quand même eu droit à ma petite larme à l'œil vers la fin du film mais chacun ressentira peut-être les scènes différemment selon sa propre expérience.
 

Toujours est-il que le scénario faisant référence aux attentats du 11 septembre, on aurait pu s'attendre soit à un profond mélo bien baveux, soit à un de ces films pro américains qui finissent plus par devenir navrants que d'être intéressants. Mais en fait, ces attentats du 11 septembre ne servent que de référence à cet homme qui a tout perdu d'un coup ; on en entend d'ailleurs très peu parler ; on sait juste que cet homme refuse toute forme de dialogues concernant sa famille non pour nier les faits mais pour les oublier malgré sa propension à vivre avec, à s'enfoncer même dedans…C'est en quelque sorte une formidable interrogation qui nous est proposée là de savoir ce que nous même nous ferions s'il nous arrivait ce genre de choses.

 

Mais, plutôt que de nous laisser nous enfoncer là dedans, le réalisateur part sur diverses petites histoires qui n'ont de lien que le fait qu'elles sont de la vie de tous les jours ; parfois drôles, parfois touchantes, elles sont la vie en somme ; et au milieu de cette vie bien huilée, le grain de sable c'est cette homme qui vit en dehors de tout ce qui se veut normal…alors, on en est souvent ému, touché, mais on en sourit aussi parfois, et on va même jusqu'à en rire.
 

J'aime ce genre de mise en scène qui ne se cantonne pas à ne faire vibrer qu'une de nos cordes sensorielles.


Impression générale


J'avoue avoir eu du mal à entrer dans ce film ; certes j'avais pas mal de préjugés, ceux exposés plus avant dans mon avis, mais surtout par un début qui semble relativement brouillon ; on connaît le synopsis et pourtant cela démarre complètement à côté ; c'est assez déroutant et la force du réalisateur c'est justement de nous faire entrer petit à petit dans cette histoire qui peut très bien être banale au regard du nombre de morts qu'il y a eu le 11 septembre 2001.

 

Alors, une fois embarqués dans cette histoire, difficile de s'en extirper, déjà parce que le jeu des acteurs est vraiment excellents, Adam Sandler vraiment exceptionnel ; je l'ai déjà dit mais cela me paraissait tellement peu plausible. Ensuite parce que la photographie du film est tout ce qu'il y a de plus réelle ; pas d'effets spéciaux, pas de lumières quelque peu dénaturée, tout est fait pour nous faire entrer dans le monde de la réalité.

En somme ce film est un instant de vie certes dramatique, mais ô combien commun à chacun d'entre nous, et je pense que c'est cela qui fait sa force.

 

De plus il nous permet de nous interroger sur ce qui est la bien séance dans notre société. Peut-on être différent même si l'on a toutes les raisons pour le devenir. Peut-on s'installer dans une vis confortable sans avoir besoin de s'en échapper parfois ? Tout cela est mis en second plan et pourtant si visible à l'écran, ne serait-ce que grâce à certaines parfaitement choisies qui vous permettent de vous interroger.
 
 

Conclusion

Voilà donc un film qui aurait pu subir mes foudres et qui pourtant vient de recevoir toutes mes louanges, tout comme ses acteurs principaux ; comme quoi le réalisateur a parfaitement réussi son pari et qu'il n'y a que les abrutis qui ne changent pas d'avis.


Je ne pense pas que ce film sorte un jour sur nos écrans puisqu'il est déjà disponible en DVD en France, mais c'est une raison supplémentaire pour lui rendre l'hommage qu'il n'aura pas eu dans les salles obscures, ne trouvez vous pas ?


Pour ma part, je suis heureux de vous avoir fait découvrir ce film qui, sans prétentions aucunes, arrive à nous toucher et à nous faire passer un très bon moment de cinéma.


Je ne peux donc que vous le recommander, et vous remercier d'avoir lu cet avis un peu long jusqu'au bout. 

lundi 28 janvier 2008, a 19:07
La ligne qui conduit à la mort

Me voilà pour vous présenter mon avis sur un film qui a déjà fait couler beaucoup d'encre : La Ligne Verte, de Frank Darabont, qui avait déjà travaillé sur « Les évadés » (roman de Stephen King aussi d'ailleurs).

 

L'histoire :

 

Paul Edgecomb, aujourd'hui pensionnaire d'une maison de retraite, fut dans les années 30 gardien-chef du pénitencier de Cold Mountain. Plus précisément du bloc où sont cantonnés les détenus condamnés à mort.

Alors que tout se passe comme habituellement, l'arrivée d'un prisonnier pas comme les autres va gripper les rouages de cette unité comme elle va transformer la vie de tous les gardiens qui côtoieront ce prisonnier, plus particulièrement Paul Edgecomb.
 


Mon avis :

 

« La ligne verte » est une fois de plus une adaptation d'un roman éponyme de Stephen King. Pari toujours risqué quand on note le nombre d'adaptations ratées de ses œuvres. Frank Darabont, le réalisateur, a relevé ce pari de façon fort brillante.


Tout d'abord, pourquoi la ligne verte ?

 

Il s'agit en fait d'une ligne matérialisée au sol dans les blocs réservés aux condamnés à mort qui les conduit vers la chaise électrique, méthode usitée très fréquemment pendant une bonne partie du 20eme siècle. Un peu comme les repères au sol que l'on trouve dans les hôpitaux ; quelle est l'utilité d'un tel marquage dans un espace réservé à des condamnés à mort ? Je n'en sais vraiment rien ; si quelqu'un le sait, qu'il nous apporte cette précision en commentaire.


Un scénario simple pour une histoire parfois douteuse

 

Je m'explique ; l'histoire en elle-même n'a rien d'extraordinaire : on met en avant un univers carcéral presque aseptisé tout en lui apportant une touche fantastique grâce à l'arrivée d'un géant noir possédant un pouvoir fantastique, ce qui va modifier profondément le comportement de tous les protagonistes. Simple mais effectivement douteux si l'on se réfère aux scènes où s'installe une sorte de complicité entre les gardiens et les détenus.
 

On peut effectivement trouver impudique cette relation entre des gardiens et des criminels qui dans le film, mise à part l'arrivée tonitruante du terrible William « Will Bill » Wharton (Sam Rockwelle, méconnaissable), sont montrés sous un jour presque débonnaire. A l'instar d'Eduard Delacroix (Michael Jeter), qui est si doux qu'on se demande bien ce qu'il a pu commettre comme crime pour être condamné à mort.

 

D'un autre côté, il existe aussi dans ces blocs et c'est même en partie expliqué dans le film, une habitude qui consiste à garder ces condamnés dans un climat de calme et de douceur afin qu'ils ne cèdent pas à la panique le jour J.
 

On peut d'ailleurs noter qu'ils se comportent tous très bien lorsqu'ils doivent se rendre sur la chaise électrique…enfin, ce n'est qu'un détail…

Pourtant, malgré cet aspect quelque peu douteux, la sauce prend parfaitement bien et il est difficile de rester insensible à ce flot débordant d'émotions.
 
 

Des acteurs fantastiques
 

Pour donner corps à son film, le réalisateur s'est entouré d'acteurs de talent, c'est le moins qu'on puisse dire ; certains plus connus que d'autres mais tous très bien en place dans cette histoire d'hommes, celle-ci se passant dans le milieu carcéral masculin essentiellement.

 

Tom Hanks (Paul Edgecomb) : Présenter cet acteur exceptionnel serait vraiment un non sens ; une fois de plus il apporte à son personnage une substance vraiment touchante, faite d'humanité ô combien indispensable dans ce milieu si difficile qu'est l'univers carcéral.
 

David Morse (Brutus Howell) : Lui qui est plutôt un athlète parait tout petit lors de l'arrivée du géant noir ; sa bouille débonnaire apporte dans ce film une émotion vive ; particulièrement dans la scène où John Caffé va se faire électrocuter…

 

Michael Clarke Duncan (John Caffé) : Ce type est tout simplement exceptionnel ; une montagne de muscles qui arrive à jouer autant de douceur, autant de délicatesse moi je dis chapeau. Dans ce rôle il est tout simplement impressionnant et époustouflant ; rien à redire. Son arrivée dans le bloc des condamnés à mort est un grand moment, avec le camion qui traine tant bien que mal sur l'essieu et lorsqu'il se présente à la porte du bloc…ça impressionne dur…
 

James Cromwell (Warden Hal Moorses): Cet acteur au look très british tient le rôle du directeur de la prison ; tout en discrétion et en pudeur, il se révèle touchant et très humain dans ses relations avec ses employés et parfois même avec certains détenus.

 

Michael Jeter (Eduard Delacroix) : Le doux dingue du club des condamnés ; tant de gentillesse pour un assassin devient malsain…Qu'a-t-il donc pu faire ? En tous les cas sa relation avec Mister Jingle, une petite souris, est très attendrissante.
 

Doug Hutchinson (Percy Wetmore) : lui c'est le petit sadique du film, le gardien qui est pistonné et qui veut à tout prix voir et participer à une exécution ; en plus cet acteur, que je ne connaissais pas, a vraiment la gueule de l'emploi ; dès qu'on le voit on sait que ce type est une ordure et que les choses ne vont pas aller comme il faudrait…La vraie tête à claques.


Sam Rockwell (William Wharton) : le tueur fou du film dont l'histoire est intimement liée à celle de John Caffé ; Sam Rockwell est tout simplement méconnaissable ; ignoble, irritant, provocateur, il a tout du type complètement frappé et ne respectant rien ni personne. On n'a qu'une envie : le buter.


La liste des acteurs n'est pas très longue et il faut aussi noter les prestations de Harry Dean Stanton et Graham Greene dans les rôles de condamnés ainsi que Barry Pepper dans le rôle du jeune gardien de prison.

 

Quelques femmes interviennent aussi dans ce film où les hommes sont les interprètes principaux ; on trouve notamment Patricia Clarkson dans le rôle de la femme du directeur de la prison, rôle important s'il en est ; Bonnie Hunt quant à elle est la femme de Tom Hanks ; elles apportent le petit côté précieux et fort qui aurait sans doute manqué à ce film s'il n'avait été tourné qu'avec des hommes.
 
 

Des larmes tu verseras
 

Je ne suis pas vraiment partisan des films larmoyants, qui jouent à fond la carte du mélo ; je trouve même plutôt ça profondément ennuyeux. Pourtant je dois bien admettre que ce film est sans doute l'un des seuls à me faire verser ma petite larme à chaque fois que je le regarde.

On oublie somme toute assez vite le pourquoi ces hommes vont passer sur la chaise électrique pour se concentrer sur les relations qui s'installent entre les différents personnages.
 

Pourtant le tout début du film, présentant deux personnes âgées discutant devant un poste de télévision paraissait conduire au pire ; puis soudains alors que les pensionnaires zappent pour trouver le programme qui va convenir au plus grand nombre, un film les attire, un film avec Fred Astaire ; et là, on voit le changement dans le visage de Paul Edgecomb vieux et on se dit que l'émotion va nous tenir du début à la fin.

 

Il faut d'ailleurs admettre que cette première partie parait longue, pesante, même si elle est loin d'être inutile comme on le découvrira à la fin. Pourtant ce qui va retenir toute notre attention c'est ce qui va se passer dans le bloc des condamnés à mort, lorsque Paul Edgecomb va se rappeler sa jeunesse comme gardien-chef.
 

A ce moment précis, on tombe complètement sous le charme de cette petite vie qui s'installe dans cette unité très spécialisée qui prépare les hommes à mourir.

 

La mise en scène est vraiment superbe avec une présentation discrète des différents personnages, jusqu'à l'arrivée du colosse noir qui va les changer radicalement. Ensuite, plus rien ne sera comme avant et nous assistons fascinés à cette très lente montée du fantastique dans un univers rude et méthodique. C'est particulièrement bien fait et redoutablement efficace.

 

Les quelques flash back qui nous expliquent pourquoi John Caffé est en prison sont eux aussi des moments très forts, voire pénibles ;mais je ne peux en dire plus pour ceux qui n'auraient pas encore vu ce film.

L'intrusion dans cet univers feutré du tueur fou apporte quant à elle un élément nouveau : la fureur. Dès qu'il entre en scène, tout devient soudain plus réel et on sort de la léthargie dans laquelle on s'était installé pour se rappeler qu'on est quand même dans une prison pour condamnés à mort.
 

Et pourtant, le géant noir ne cesse de nous surprendre, de nous étonner, et à aucun moment on ne peut admettre qu'il puisse avoir fait quelque chose de mal, malgré son impressionnante carrure (doux euphémisme).

 

 

Si je devais conclure ?

 

Je pourrai parler ainsi longtemps de ce film tant il m'a touché mais ce serait me répéter sans cesse, chose que je fais déjà un peu trop souvent.

La seule chose que je peux ajouter c'est que si vous n'avez pas encore vu ce film, pourtant sorti en 2000, vous avez manqué un moment de cinéma fort, et qu'il est encore temps de rattraper cette erreur.
 

Pour ma part, je ne me lasse pas de le voir, la larme au coin de l'œil…je suis trop sensible je vous dis ;o)

 

Je vous remercie pour votre lecture qui, je l'espère, ne vous aura pas parue trop longue.

lundi 05 novembre 2007, a 17:10
Big Movie, The big bouse au pays de Niarnia

 Salut,


La série des « Y a t'il un pilote… ? », « Y a-t-il un flic… ? », « Hot Shots » et 2 et plus récemment la série des « Scary Movie », le cinéma américain semblait se chercher une nouvelle voie en proposant des films qui contenaient des parodies de scènes d'autres films.

 

Si ces films n'étaient pas des modèles de mise en scène, de scénario, ne proposant qu'un enchevêtrement de ces scènes revues et corrigées à la sauce souvent du mauvais goût, le succès fut néanmoins au rendez-vous.

 

En effet qui n'a pas cherché à savoir où il en était de ses connaissances cinéphiliques en regardant ces quizz d'un nouveau genre ?

 

Pour ma part, j'ai eu ma période où ces films me faisaient vraiment rire, les 2 Hot Shots en tête.    

Pourtant ce nouveau genre, si l'on peut appeler ça un genre, paraissait s'essouffler depuis quelques années ; c'était sans compter sur Jason Friedberg et Aaron Seltzer, deux des auteurs de la série des Scary Movie, qui ont décidé de remettre une nouvelle fois le couvert en proposant cette fois un grand n'importe quoi : « Big Movie ».

 

Sorti en avril 2007 (il aurait très bien pu sortir le 1er d'ailleurs)


L'histoire (si tant est qu'il y en ai une)

4 orphelins que tout semble séparer vont connaître bien des problèmes dans leur vie respective, jusqu'à ce qu'ils se rendent compte qu'ils ont non seulement un destin commun, mais aussi des gênes communs.


Mon avis

Comme vous pouvez le constater, le synopsis tient en quelques mots, ce qui peut faire craindre le pire ; déjà si on s'y attarde quelques secondes, on ne peut manquer d'y trouver une ressemblance avec un des films qui connut un gros succès car très attendu : « Le Monde de Narnia ».  

Autre source de grand bordel annoncé : l'affiche ; elle représente des personnages qui ont fait la gloire des studios US ces dernières années.

 

Et bien évidemment, on va retrouver tous ces personnages dans ce qu'il faut donc appeler un film…ça va de « des serpents dans l'avion » avec un Samuel L.Jackson plus vrai que nature à des « Harry Potter » vieillissant en passant par un « Charlie et la chocolaterie » bien trash.  

La trame de fond est bien sur celle du « Monde de Narnia » avec une galerie de personnages parfois assez drôles, mais malheureusement c'est souvent très scabreux ; je ne suis pas du genre à me choquer et j'ai montré dans certains de mes avis que je pouvais avoir une tendance certaine à virer dans le trash mais trop c'est trop.

 

Il faut dire que les deux compères qui on commis ce film ont déjà bien sévi dans les « Scary Movie », dont l'humour déjà peu fin finissait par devenir très limite au fur et à mesure que la série avançait.  

Au moins on peut se dire que les réalisateurs se font plaisir, et qu'ils passent à la moulinette le cinéma de leurs compatriotes ; mais on peut aussi se demander dans quel but ?

A noter toutefois un Capitaine Jack Sparrow/Johnny Depp vraiment réussi, qui tient à lui seul un bon tiers du film.  

Toujours est-il que si les premières minutes sont assez plaisantes à chercher des références somme toute évidentes au film parodiés, on finit vite par tomber dans le délire le plus total et dans un bric à brac complètement insensé.

 

On a deux solutions : soir on rie de tant d'inepties, soit on se demande ce qu'on fout là à regarder ce qui n'aurait pu être qu'un joyeux film destiné à la diffusion directe en vidéo.  

Car franchement payer pour aller voir un tel film c'est un peu se faire arnaquer, même si on pouvait s'en douter de par l'affiche et le scénario.

 

En conclusion ?

Et oui déjà me direz vous mais que dire de plus pour sauver un tel film ? Rien…

 

Faut-il donc le recommander ? Bien sur que non ; par contre je ne dis pas qu'il puisse faire passer un moment sympa entre potes mais, même si c'est déjà pas mal, ça fait peu.  

Personnellement je ne saurai trop vous recommander de vous replonger sur les précurseurs du genre qui restent des modèles et qui permettent encore de se marrer franchement sans se prendre la tête.

 

Pour « Big Movie », c'est à la limite de l'indigestion….
 

vendredi 12 octobre 2007, a 16:57
We are Marshall

  Salut,


Une nouvelle découverte pour moi, et donc pour toi ; ça te branche ? Et pour une fois, je vais te faire découvrir un film qui n'est pas une daube ; désolé…bon rassures toi, c'est pas non plus le film du siècle loin de là.

D'ailleurs, en cherchant quelques infos sur allociné, j'ai vu qu'il semblait sortir en salle prochainement alors qu'il est déjà disponible en DVD…Là, j'avoue que j'ai pas tout compris mais bon, m'en fous, moi je l'ai vu ce film…tiens d'ailleurs, pour le cas où t'aurais pas eu l'idée de lire le titre de la rubrique, ce film c'est : « We are Marshall », sorti en 2006 aux Etats-Unis.


De quoi ça cause ?
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En fait il s'agit d'une histoire vraie : l'histoire de l'université de Marshall. Fin 1970, 75 membres (entraîneurs, joueurs, etc) de l'équipe de football américain de l'université de Marshall (Virginie) vont trouver la mort dans le crash de l'avion qui les ramène chez eux.

Personne ne souhaite remonter l'équipe de cette université jusqu'à la pression des amis des joueurs disparus. Il faudra trouver pour cela un entraîneur ; et de joueurs, ce qui ne se fera pas sans mal.


Et donc ?
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Autant le dire tout de suite : je ne suis pas fan des drames et donc ce genre de film à plutôt tendance à vite me gaver. D'autant qu'on connaît tous plus ou moins l'expression démesurée du patriotisme américain qui est parfois à gerber. Pourtant, tout au fond de moi (attends je fouille), y a comme une fibre qui me demande parfois de vibrer lorsque certaines valeurs sont portées haut et fort.

 

C'est ce qui forcément m'a incité à regarder ce film, réalisé par McG (de son vrai nom Joseph Mc Ginty Nichol), qui a plus officié dans les clips (Offspring, CypressHill par exemple) que dans le cinéma, même si on lui connaît la production de Stay Alive. A noter qu'on va pas mal entendre parler de lui dans les mois à venir puisqu'il a réalisé « Invisible », que j'ai pu voir (je vous le recommande déjà, ça ressemble aux films de Shyamalan, au bons films hein), et le dernier Terminator : « Terminator Salvation : The future begins » ; bref un réalisateur à suivre.

 

Se lancer dans la mise en images de ce drame n'a pas du être facile, car encore aujourd'hui, tous les ans, des gerbes et des commémorations ont lieu à l'université de Marshall en hommage aux disparus ; c'est comme ça chez les américains : on a le culte des morts tenaces.

 

Bon d'un autre côté le réalisateur n'a pas non plus cherché à faire un film trop larmoyant, et moi ça m'arrange. Certes, ça touche au but quand même ; y a quelques parties où ton petit cœur va se trouver serré tout rikiki parce que c'est poignant. Mais il y a aussi des parties plutôt drôles, comme l'arrivée du nouvel entraîneur, interprété par Mathew McConaughey, que j'avais découvert dans « Sahara ». Là il joue le rôle d'un entraîneur complètement atypique, qu'on croirait sortir d'un asile et qui pourtant, petit à petit, va gagner la confiance des cadors de l'université ainsi que du public.  

Bon mais le Mathew, il est pas seul dans ce film tu vas me dire et t'auras raison ; je te donnerai une partie du casting en fin d'avis si tu veux (et si tu veux pas c'est pareil, je fais comme je veux c'est mon avis). En attendant saches que chacun des acteurs joue juste, tant dans l'émotion que dans le rire, et moi, ça me plait plutôt bien (surtout après toutes les bouses que j'ai du m'enfiler dernièrement).

 

On va donc tout au long du film participer à la lente renaissance du club de football de l'université de Marshall.  

Pour ça, on ne va bien sur pas nous éviter tous les flots de bons sentiments ; mais je sais pas, cette fois ci c'est plutôt bien passé ; peut-être que c'est un peu grâce à la coupe du monde Rugby qui prône des valeurs similaires dans le sport : abnégation, courage, loyauté, esprit d'équipe et j'en passe (allez les bleus ! tiens j'en profite)

 

Comme je l'ai précisé au début de mon avis, c'est parfois limite à gerber tant de bons sentiments, mais les américains ont ça de bien c'est qu'ils savent faire passer ce message ; quand tu vois tous ces jeunes prêts à en découdre sur le terrain pour redorer le blason de LEUR université et rendre hommage à leurs camarades morts, ça le fait quand même ; tu te demandes même si nous en France on serait foutu d'en faire autant ; franchouillarement j'en doute, on est trop occupé à regarder notre nombril….  

Du coup le message porté par ce film n'en est que plus fort, sachant en plus que c'est une histoire vraie.

 

La mise en scène est plutôt bien foutue, sans réels temps morts comme c'est parfois souvent le cas dans ce genre de film. La galerie de personnages, sans être très importante, permet justement de bien se situer dans le film et de comprendre pourquoi chacun agit de la sorte.

L'image a un caractère très authentique car très peu léchée, proche des images que l'on voyait dans les années 70/80 ; ça donne un petit côté documentaire plutôt de bon aloi (comme disait Maître Capello) pour ce type de film.

 

Donc au final si l'émotion est bien présente, on a tout de même droit à une histoire qui tient la route (c'est une histoire vraie remarques, valait mieux), qui n'est pas indigeste de trop vouloir nous en imposer par sa « bonne attitude » ; plutôt plaisant avec des parties à l'humour salvateur (oui oui je parle bien aujourd'hui, je me suis acheté une conduite…en état d'ivresse) ; sans être un sommet du cinéma, ce film permet donc de passer un bon moment en famille, de découvrir une histoire touchante et forte, bref de ne pas s'ennuyer.


Casting :
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Titre : We are Marshall
Origine : Etats-Unis
Année : 2006

Réalisateur : McG
Distribué par : Warner Bros

Interprètes :

Mathieu McConaughey : Coach Jack Lengyel
Mattew Fox : Red Dawson
David Strathairn : Donald Dedmon
Huntley Ritter : Randy Linden
Anthony Mackie : Nate Ruffin

Etc…..  

En conclusion donc :
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Un film à découvrir donc, en salles ou en DVD.

A noter pour la petite histoire qu'à la fin du film on nous explique pendant le générique que cette équipe n'a plus rien gagné pendant des années après la reformation des Marshall ; preuve qu'avec de la volonté, en étant soutenu et bien encadré, l'homme peut se transcender.  

Ça parait utopique vu comme ça mais les américains y arrivent bien ; il suffit de se souvenir du 11 septembre….


Merci d'avoir tout lu et bon week-end à ceux qui peuvent en profiter. 

mardi 04 septembre 2007, a 13:58
Les 4 fantastiques et le surfeur d'argent - Surfer n'est pas joué

  Bonjour à toutes et à tous,

J'ai longuement réfléchi avant de faire cet avis sur « Les 4 fantastiques et le Surfer d'argent » ; longuement réfléchi parce que ce film, je l'attendais…depuis longtemps ; je suis un fan de super héros et contrairement à beaucoup, le premier film sur « les 4 fantastiques » m'avait plu car il respectait et présentait parfaitement bien les différents protagonistes.

Et là, l'arrivée du Surfer d'argent, certainement mon préféré, ne pouvait que me combler…lourde désillusion…


Synopsis :
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Alors que Reed Richards, l'homme élastique (Ioan Gruffud), et Sue Storm, la femme invisible (Jessica Alba) sont sur le point de se marier, un mystérieux personnage fait son apparition dans le ciel : Le Surfer d'argent (traits empruntés à Doug Jones). Ils vont vite découvrir les projets de cet être à la puissance phénoménale : ouvrir la voie à Galactus, le dévoreur de planètes. Dans le même temps leur ennemi juré, le Dr Fatalis, va réapparaître…


Mon avis :
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Comme je l'ai laissé supposer lors de mon introduction, j'ai été très déçu par ce film ; ne serait-ce que par sa durée : 1h32 ; même les téléfilms durent plus longtemps.

D'ailleurs rien que cette durée aurait du me mettre la puce à l'oreille ; en effet comment installer une intrigue, présenter des nouveaux personnages en si peu de temps ; et qui plus est sur un personnage tel que le surfer d'argent ?

Il nous est présenté comme le vilain de service au début du film, ce qui correspond à son apparition dans les Comics Marvel (fin des années 60 environ). Certes de ce point de vue, on en prend plein la vue : le surfer d'argent est superbe, les reflets très réalistes, et les quelques pouvoirs qu'on lui découvre impressionnants. Mais quid de ses origines ?

Car pour comprendre ce personnage il faut connaître les origines de celui-ci, comme d'ailleurs bon nombre de supers héros.

Si vous n'avez pas vu le film, ou si vous l'avez vu mais que vous aimeriez en savoir plus sur lui, laissez moi vous le présenter brièvement :
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Le Surfer d'argent n'est pas un super héros à proprement parler, les supers héros étant pour la plupart natifs de notre planète (mise à part Clark Kent, alias Superman). En fait Le Surfer d'argent est un extra terrestre, dont la race est somme toute très proche de l'être humain.

Le Surfer d'argent, né Norrin Rad, vivait sur la planète Zenn-La, très très loin de chez nous. La civilisation de cette planète est particulièrement évoluée technologiquement et intellectuellement. Elle est totalement en phase avec sa planète et ne souffre d'aucune guerre, les instincts belliqueux ayant quasiment disparus de ce monde.

Mais dans la galaxie rode un être exceptionnel, un destructeur de planètes : Galactus. On ne connaît pas ses origines mais ce que l'on sait, c'est que pour survivre, il détruit les planètes pour se nourrir de l'énergie ainsi libérée.

C'est ainsi qu'il a jeté son dévolu sur la planète de Norrin Rad. Celui-ci, afin de sauver les siens, n'hésite pas à s'interposer entre sa planète et Galactus. Bien sur il ne peut pas lutter mais il va se servir de son intelligence pour proposer un marché au dévoreur de planètes : s'il épargne son monde, il accepte de servir Galactus et de lui trouver des planètes afin qu'il puisse se nourrir. L'idée de Norrin Rad est d'emmener Galactus aux confins de l'univers et de lui trouver des planètes inhabitées.

Galactus accepte et opère une mutation sur Norrin Rad, couvrant son corps d'une matière métallique lui permettant de supporter les écarts de températures des tempêtes célestes et des soleils ainsi que de respirer dans l'espace. Pour lui permettre de se déplacer plus vite que la lumière, il lui fournit un véhicule : un surf, qui vibre au rythme de celui qui le possède. Le surfer d'argent est né.

Là où l'histoire change en fonction des éditions, c'est sur les raisons de la venue du Surfer d'argent sur la terre. En effet, il est dit que Norrin Rad veut trouver des planètes inhabitées pour Galactus, car les habitants de Zenn-La ont un respect de la vie hors du commun. Pour certains, c'est le Surfer d'argent qui a conduit Galactus vers la terre ; pour d'autres, C'est Galactus lui-même qui découvre la planète bleue. Ce qui est sure, c'est que le héraut de Galactus va s'opposer à son maître pour empêcher la destruction de la terre ; mais même avec ses pouvoirs, il ne peut lutter ; et c'est donc avec les 4 fantastiques et Le Gardien qu'ils vont réussir à repousser Galactus.

Celui-ci va punir le Surfer d'argent en entourant la terre d'une barrière d'énergie que le Surfer d'argent ne pourra jamais franchir, lui interdisant de revenir parmi les siens. Ainsi donc, le surfer d'argent fut condamné à rester dans notre galaxie et est devenu une entité incontournable de la Marvel Company.
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Fin de l'aparté…

J'ai peut-être un peu été long mais tout ceci pour vous expliquer l'importance de certaines omissions. En effet dans les premières aventures des 4 fantastiques au cinéma, le réalisateur avait pris le temps de nous présenter chacun des personnages et l'on comprenait un tant soit peu leur façon d'être, et surtout leurs pouvoirs.

Dans ce nouvel épisode, on ajoute simplement le Surfer d'argent, et vu l'origine du personnage, on aurait été en droit d'attendre qu'on nous le présente aussi, puisque nous connaissions déjà les 4 héros et le Dr Fatalis, leur ennemi de toujours.

Et bien non ! Rien ! On zappe et on se consacre à autre chose…à l'action peut-être ? Même pas ; enfin si, il y en a mais en 1h32, on trouve même le moyen de l'attendre. La course poursuite entre le Surfer d'argent et Johnny Storm (la torche) est un très bon moment où l'on découvre les pouvoirs de l'homme d'argent. Mais ça, ça faisait des mois qu'on avait pu le voir sur Internet puisque c'était le trailer du film…ça limite du coup grandement l'intérêt.

De plus, les personnages sont quasiment tus passés à la trappe ; comme si le simple fait de nous les avoir présenté lors du premier film suffisait. Merci pour ceux qui ne l'ont pas vu.

En effet, à part Johnny Storm, l'éternel fanfaron, les 3 autres membres du groupe sont quasi inexistants. A part peut-être la scène où Sue Storm et le Surfer d'argent vont échanger quelques mots, qui ont leur importance d'ailleurs pour la suite des évènements mais chut…

En clair, on est sans arrêt en train d'attendre quelque chose dans ce film, et c'en est très frustrant.

Les acteurs ont carrément l'air de s'ennuyer, c'est dire ; surtout la chose et Reed Richards, on croirait qu'ils se tiennent en retrait en permanence, alors qu'ils sont les personnages clés de ce quatuor fantastique. Un comble….

Sur une durée aussi courte, on aurait pu donc croire qu'on allait avoir affaire à un condensé d'action tous azimuts ; bah non ; on attend on attend, on s'ennuie.

Finalement cette durée étonnante (1h32) qui peut paraître courte pour un film de nos jours devient ici bien vite très longue…il fallait le faire.

Et ne pas avoir présenté le Surfer permet aussi de ne plus rien comprendre lorsqu'à la fin on voit le Surfer se servir de ses pouvoirs dans l'espace…Ah ça, ça en jette ! Mais pour qui ne connaît pas l'histoire, on se demande un peu ce qui se passe là haut ; d'ailleurs les 4 fantastiques eux même semblent largués, c'est dire.

On peut néanmoins mettre à l'actif de ce film la relation ambiguë qui va s'installler entre le Surfer d'argent et le Dr Fatalis. Toujours interprété par Julian Mac Mahon, on peut dire que ce rôle lui va comme un gant…Fatalis en fait essaie de prendre le pouvoir du surf, tentant ainsi d'accroître sa puissance. J'aime assez ce personnage, parfaitement restitué dans les deux films.

Ainsi donc, mise en scène plate, guère inventive alors qu'avec de tels personnages il y avait de quoi faire ; mais que s'est-il donc passé ? En fait j'ai un peu l'impression qu'ils ont bouffé tout l'argent à donner vie au surfer et que du coup ils se sont retrouvés à sec pour prolonger le film.


En conclusion :
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Si vous avez déjà vu le film, je ne pense pas que vous y retournerez, et je vous comprends. Si par contre vous ne l'avez pas encore vu, et si vous avez lu mon aparté sur le surfer, au moins vous ne serez pas totalement pris au dépourvu.

Mais sérieusement, si vous avez l'occasion de lire les Comics Marvel des années 70/80, là précipitez vous car ils sot vraiment sensass. Par contre, qu'est-ce que c'est cher aujourd'hui ; même sur les brocantes.

En tous les cas, moi j'ai été déçu, pour toutes les raisons évoquées plus avant. Moi qui m'attendais à un sommet du genre, je n'ai fait que me dire que je m'étais fait avoir pendant 1h30…..

Qu'est-ce que ça peut être long 1h30 parfois……

vendredi 29 juin 2007, a 09:00
Contagium, le jour des morts-vivants 2

Allez, je vais replonger dans le cinéma d'horreur et vous présenter un de ces petits films que l'on peut sans la moindre hésitation éviter d'aller voir : Contagium - le Jour des Morts-vivants 2.

Synopsis :
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Lors d'une promenade dans le parc d'un centre psychiatrique, un patient découvre une sorte de thermos qu'il ramène dans le centre. Curieux comme pas deux, il va l'ouvrir et découvrir un objet étrange aux effets désastreux ; en effet celui-ci libère des molécules qui transforment tous ceux qui entrent en leur contact en morts-vivants.

Morts-vivants qui gardent leur conscience à la seule condition qu'ils ne goûtent pas à la chair humaine.


Mon avis :
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Un scénario qui tient en quelques lignes, comme souvent dans ce genre de films, mais qui pourtant promettait de par ce qu'il tentait d'exploiter : la mutation à double détente : on meurt au contact de ces « molécules » mais on reste debout, conscient et finalement à part une tête de déterré, tout ne va pas si mal ; mais si par mégarde, ou par appétit car la tentation devient grande lorsqu'on est mort-vivant, on goûte à la chair humaine, là on se transforme en une espèce de monstre bien crade et bien dangereux.

Evidemment, le titre du film fait immanquablement penser au fameux caviar trépané de Romero ; d'ailleurs il semble que ce « Day of the dead 2 » se veuille être une préquelle de ce film culte, ou une séquelle d'ailleurs, on finit vite par se le demander ; mais finalement on se dit juste que les réalisateurs, Ana Clavell et James Glenn Dudelson, n'ont fait que surfer sur cette nouvelle vague des suites et débuts de grands films juste pour se faire un peu de pub…et je pense justement que beaucoup vont se faire avoir…c'est de l'arnaque !!!

Les acteurs, pour ma part de parfaits inconnus, font se qu'ils peuvent mais ne semblent vraiment pas y croire. Il faut dire que les effets semblent dater d'une autre époque.

Pourtant, je dois dire que dès les premières images, je m'attendais à quelque chose de bie mieux. La scène d'intro est en effet assez flippante, mais ça s'arrête vite… Autre constat : l'image est de toute beauté ; un grain de qualité, des couleurs vraiment parfaitement rendues, bref, du beau travail sur la photographie. Mais voilà, ça ne fait pas tout.

Et pourtant, l'idée de cette double mutation paraissait géniale. D'un côté on a le mort-vivant gentil, ou pour le moins quasi identique à ce qu'il était du temps de son vivant, tronche en biais en plus ; ce qui donne droit à quelques scènes intéressantes où les patients de cet asile ne sont pas plus fous qu'ils ne l'étaient avant leur décès prématuré : les jalousies et les tracasseries vont bon train dans cet asile et même après la mort de tout ce petit monde, ça continue ; de plus belle même parce qu'ils se rendent vite compte qu'ils ne peuvent plus rien ressentir et du coup n'hésitent pas à se foutrent des peignées dantesques…

De l'autre côté on a affaire à une mutation supplémentaire ; une transformation physique inéluctable dès lors qu'on goûte à la chair humaine ; pourtant, cette partie est la moins bien retranscrite ; l'espèce de monstre qui fait office de terreur dans les couloirs de l'asile prête plus à rire qu'à autre chose ; d'accord, il est dégoulinant de sang ; d'accord, il ne fait pas dans la dentelle ; mais on a l'impression de voir un tas de gélatine avariée plus qu'un zombie désireux d'en découvre…pas franchement une réussite ce maquillage, je ne vous dit que ça…

Comment le décrire ? On dirait une fraise Tagada écrabouillée, c'est à peu de choses près l'image que ça m'a donné, alors pour me foutre les pétoches, il fallait tout de même y aller autrement.

Bon, sinon, que pourrait-on dire pour sauver ce film ? Bah pas grand-chose en fait ; je cherche je cherche et ne trouve pas grand-chose, si ce n'est l'effort que font les acteurs pour nous faire rire…euh…je veux dire frémir…je finis par ne plus savoir moi…

Donc si vous souhaitez vous amuser un peu entre copains, ce film pourrait bien faire l'affaire. Si par contre vous avez envie d'une flipette organisée, restez à l'écart ; ce film vaut pas un coup de cidre.


Foncez revoir l'original, le vrai, là ça vaut le coup…ici, ça frise l'arnaque…et on en rit
 

jeudi 21 juin 2007, a 15:41
Half Light - Le retour au cinéma de Demi Moore

 Sorti fin 2006 dans une quasi indifférence générale, « half Light », qui marque le retour au cinéma de Demi Moore après 3 ans d'absence, est un petit film qu'il convient de découvrir.

Synopsis :
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Rachel (Demi Moore), écrivain à succès américain installé en Angleterre, se trouve anéantie après le décès de son fils noyé près de sa propriété. Quelques mois plus tard, afin de retrouver goût à la vie et par la même occasion l'inspiration, elle loue une maison en bord de mer près d'un village des Scottish highlands.

Doucement elle s'habitue à cette nouvelle vue et rencontre plusieurs personnages typiques, dont le gardien du phare qu'elle peut voir de sa maison. Une passion va se nouer entre eux.

Pourtant, alors que tout devrait aller de mieux en mieux, Rachel va petit à petit voir sa vie basculer dans un véritable cauchemar.


Mon avis :
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Après avoir écrit le scénario de « Coup d'éclat » en 2005, un film oscillant entre comédie et thriller avec Pierce Brosnan et Salma Hayek, Craig Rosenberg passe à la réalisation et nous propose un film cette fois ci oscillant entre le thriller et le fantastique ; chercherait-il une source multiple d'inspiration en proposant toujours des films pas trop typés ? Peut-être ; toujours est-il que si son scénario de 2005 n'a pas gagné beaucoup de lettres de noblesse, cet essai à la réalisation mériterait qu'on s'y attarde un tant soit peu.

En effet, le mélange des genres est monnaie courante dans le cinéma et on ne va pas s'en plaindre ; mais ici, on assiste doucement à un basculement du fantastique au thriller et ce manière imperceptible ou prévisible selon qu'on plonge dans le film ou non.

Car il faut admettre que ce film, d'une durée de presque 2 heures, pourra paraître bien long à beaucoup ; en effet, il souffre et je l'ai d'ailleurs lu sur les quelques sites où il est présenté, d'un manque d'action, de rythme. Pour ma part, même si j'admets volontiers que j'aime lorsque ça bouge beaucoup, j'ai beaucoup apprécié cette œuvre.

Tout d'abord parce que dès le générique le ton est donné ; donné par une musique totalement envoûtante pour peu qu'on apprécie la musique celtique. Le décor est ainsi planté dès le départ avec une musique lente, presque engourdissant, et lorsque Rachel arrive dans le ville des Scottish Highlands, on se trouve en terrain connu, avec « des gueules », comme on dit ; des personnages très stéréotypés qui ne prêtent aucune contestation sur la région dans laquelle le film va continuer.

L'image elle aussi est de toute beauté, passant dans la première partie où l'héroïne est encore en Angleterre à des tons très modernes pour une fois arrivée dans les Highlands devenir plus neutre, presque pastel…du très joli travail, qui confère à ce film la magie que l'on ressent tout au long de cette œuvre.

Bien sur, cela ne fait pas tout, et le film se veut dès le départ un moment dramatique, avec le décès du fils de la romancière. Elle-même déjà déstabilisée par sa relation battant de l'aile avec son mari romancier lui aussi jaloux de la notoriété de son épouse, il n'en fallait pas beaucoup plus pour la voir tomber dans un gouffre ; alors pensez donc : la perte d'un enfant, de son unique enfant.

A ce propos j'ai beaucoup aimé l'interprétation de Demi Moore, particulièrement émouvante. Après ces 3 années de purgatoire pour cause de manque de scénario (et les mauvaises langues diront aussi pour cause de chirurgie esthétique) elle nous revient plus belle que jamais, avec ce regard presque glacé qui soudain s'humanise dans les grands instants. Autour d'elle gravitent quelques acteurs inconnus pour moi, comme Henry Yan Cusick, qui après recherche est un des acteurs de Lost et 24 heures chrono…ça m'apprendra à ne pas regarder les séries.

Si le film donc parait un peu long, c'est qu'on ne sait pas très bien où le réalisateur veut nous amener, et il le fait avec pudeur, par petites touches, comme si lui-même cherchait la bonen direction à prendre.

Il faut tout de même préciser que s'il s'agit d'un film à fort penchant fantastique, c'est qu'il s'agit d'une histoire de revenants ; je ne vous fais pas de dessin, je pense que vous aurez compris : la mère qui perd son enfant dans des circonstances particulièrement dramatiques, une histoire de revenants, vous voyez le topo ; classique, mais diablement efficace ; d'autant plus efficace qu'on ne sait pas vraiment ce que veut ce revenant ; se venger ? Aider ? À suivre…

D'autant que le film va basculer inexorablement dans le thriller le plus commun, le plus sordide ; ne voyez pas en ce terme une critique ; servi par l'aspect fantastique du film, je trouve que cette partie devient soudain beaucoup plus éprouvante, même si j'ai été assez surpris par la tournure que prenaient les choses.

La romance qui va s'installer entre l'écrivain et le gardien de phare pourrait n'être qu'un prétexte mais elle sert de lien étroit et intime entre les deux parties principales du film.

Et pendant ce temps, en lieu et place d'action, on nous fait découvrir une galerie de paysages tous plus magnifiques les uns que les autres ; de vrais décors de cartes postales ; je vous dis que la photographie est magnifique, je pèse mes mots.

D'ailleurs j'en profite pour saluer ce travail, réalisé de main de maître par Ashley Rowe, qui travailla sur des films comme « Hope Springs » ou « Esprit libre »…merci pour ce très beau rendu…

A noter toutefois une partie finale assez violente, qui classe ce film dans les films réservé aux plus de 12 ans


En conclusion :
~0~0~0~0~0~

Ce n'est certainement pas un chef d'œuvre, mais dans le genre on a vu largement pire ; et c'est tout de même un plaisir (au moins pour moi) de retrouver Demi Moore dans un rôle qu'elle porte plutôt pas mal.

Donc un petit film non pas indispensable, certes, mais à découvrir selon moi, au court d'une location de DVD par exemple, histoire d'éviter la prochaine Star'Ac ou le prochain Loft ;o))
 

jeudi 14 juin 2007, a 15:11
En corps envie

Mes mains dans tes cheveux

Je caresse l'avenir

C'est bien toi que je veux

En ivresse à venir

 

Dans tes yeux je m'évade

J'en devine la passion

Mon cœur bat la chamade

Quand tu cries d'émotion

 

Sur ton corps apaisé

Je défie la paresse

Je t'éveille d'un baiser

Et ta peau je caresse

 

A ta gorge je me pends

M'abreuvant de ta vie

Et ton âme se rend

De faire jaillir l'envie

 

Ton regard qui me glace

Quand survient la colère

Mais qui soudain m'enlace

Tu défais tes barrières

 

Jeux de mains sur ta peau

Jeux de gorges, bouche à bouche

Même vêtue d'oripeaux

Je te veux je te touche

jeudi 14 juin 2007, a 14:43
Black Snake Moan

 Black Snake Moan ; film étrange et non dénué de charme. En salle à l'heure actuelle, il n'a pas bénéficié d'un gros tapage et je trouve que c'est vraiment injuste. D'autant qu'il ne fait pas partie des films que j'ai l'habitude de voir ; donc lui ayant trouvé plus qu'un intérêt de principe, je vais vous le présenter


Synopsis :
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Lazarus (Samuel L.Jackson) est un vieux bluesman comme il en reste peu ; virtuose quelques années plus tôt, il s'est enfermé dans le train train quotidien ; par amour il a arrêté le blues et s'est fait plaquer quelques années plus tard. Plutôt revanchard et violent, il va devenir un être irascible, se nourrissant d'accès de violence incontrôlée et de rêves noirs.

Un jour il découvre une jeune femme inconsciente près de sa ferme et qui semble avoir été frappée. Elle s'appelle Rae (Christina Ricci). Fille d'un père incestueux et d'une mère qui la traite de « trainée », elle a le don de se mettre dans les situations les pires. Pourtant sa mère a assisté à cet inceste et n'a rien fait pour sauver sa fille ; ni avant, ni maintenant, alors qu'elle continue sa descente aux enfers, malgré un amour fort pour le charmant Ronnie (Justin Timberlake).

Lazarus va donc décider de tout faire pour sortir cette jeune femme de l'impasse où elle se trouve ; qu'elle le veuille ou non.


Mon avis :
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Même si le scénario ne parait pas des plus originaux, la mise en scène tient parfaitement la route.

Le réalisateur, Craig Brewer, que je ne connaissais pas, s'est déjà attelé à ce type de film mêlant habilement musique et sentiments humains. Certes non, ce n'est pas un film musical à proprement parler, mais un film où l'un des personnages joue de la musique, comme un exutoire. En 2005, il réalise « Hustle & Flow », mêlant Rap et désillusion. En 2007, il réalise ce « Black Snake Moan », et nous fait vivre une aventure profondément humaine alimentée de blues des années 50.


Les acteurs :
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A mi chemin entre le drame humain et le film musical, ce film dénote des productions actuelles et nous propose une galerie de personnages atypiques et pourtant attachant, à commencer par Samuel L.Jackson éblouissant dans son rôle de vieux bougon qui va reprendre la guitare et nous faire vibrer plus d'une corde.

Pour lui donner la réplique, Christina Ricci, qui joue le rôle de Rae, est proprement hallucinante ; finie la revêche Mercredi de la Famille Addams ou la blanche colombe du Cavalier sans tête ; ici elle nous livre un rôle de composition impressionnant de naturel ; tour à tour provocante (on peut admirer sa plastique à plusieurs reprises), dérangeante car on la juge un peu trop vite, puis soudain touchante, la panoplie est très étendue et son mimétisme est vraiment fantastique.

Le jeune amoureux paumé qui l'aime est interprété par Justin Timberlake, le chanteur que toutes les jeunes filles connaissent..lol…malheureusement, et même si son rôle est ben moindre que les deux principaux personnages, il a bien du mal à faire bonne figure face à ces deux « monstres ». Toujours est-il qu'il fait montre d'obstination et qu'on finit, non sans mal , à adhérer à son personnage, tour à tour touchant ou détestable.

Bien sur, il y a d'autres acteurs et actrices, je ne vais pas tous les énumérer ; cela dit, la palette est assez réduite et l'on peut sans médire se concentrer sur ce trio là, voire sur le duo principal.

En cela, c'est fort ; très fort ; certaines scènes sont dures, limites violentes ; non pas par ce qu'elles montrent mais parce qu'elles engendrent comme réflexion ou comme dégoût de ce que l'homme peut devenir.


Des sentiments :
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On découvre deux êtres que tout oppose qui vont devoir apprendre à cohabiter ; tout d'abord contraints et forcés puisque Lazarus va enfermer Rae dans sa maison, allant jusqu'à l'enchainer contre son gré.

Mais petit à petit, ils vont s'ouvrir l'un à l'autre ; on a l'impression de voir un ours face à une chatte sauvage s'apprivoiser et apprendre à cohabiter…très intéressant. Doucement, l'un va rentrer dans l'intimité de l'autre et vice-versa (aucun mauvais de mots je vous prie) ; on va alors découvrir le parcours atypique et cruel de ces êtres que rien n'aurait du faire se rencontrer, et l'on va se dire que ces gens là pourraient être juste là, à côté de nous, mais on ne les voit pas.

Parfois ce sont les mots qui nous font violence ; parfois simplement les regards de ces deux êtres qui se cherchent. Doucement mais surement une complicité sous forme de séduction va se nouer entre eux.


La musique :
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Et Lazarus va reprendre la guitare.

Pour être plus crédible, Samuel L.Jackson a étudié la guitare pour le film avec un grand du blues. Et lorsque le blues parait, on se croirait dans les champs de coton…j'adore le blues depuis des années, mais là il prend soudain vie.

Le son a d'ailleurs été particulièrement soigné tant du point de vue musical que du point de vue de l'ambiance acoustique générale du film ; chaque son, chaque bruit nous scotche. Alors lorsque la guitare se met à produire ce son caractéristique du blues des années 40/50, là je frémis.

Une scène m'a particulièrement marqué : Lazarus prend sa guitare à la demande de Rae, le temps est à l'orage dehors ; timidement, il commence à gratter sur son manche en bois, improvisant des paroles. Rae se rapproche de lui car l'orage se met à gronder ; au fur et à mesure que l'orage se rapproche, Lazarus prend de l'assurance et d'un coup, ça démarre : le blues qu'il nous livre est digne d'un Hount Dog Taylor, bien gras, bien éraillé et le tonnerre accompagne cette musique. Les deux personnages semblent être en transe et le cial est de la fête ; cette scène est dantesque selon moi.

Il est cependant regrettable que les paroles des chansons soient en français ; dans l'ensemble cela n'apporte rien voire même fait perdre de la crédibilité à cette musique ensorcelante. Sinon, quand on aime le blues, c'est le pied intégral.


Si je devais conclure ?
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Et bien c'est assez simple et vous l'aurez sans doute compris : ce film m'a beaucoup plu ; je ne savais pas trop à quoi m'attendre donc j'avais quelques à priori, mais finalement j'en suis ressorti enchanté.

Pendant les presque 2heures de ce film je n'ai pas vu le temps passer. Du grand art donc selon moi, pour un film fort et sortant des sentiers battus.

Si je n'avais qu'une chose à vous conseiller, ce serait de courir le voir, car franchement il vaut beaucoup mieux que ces silences qui l'entourent.



Je vous remercie pour vos lectures en tous les cas

jeudi 31 mai 2007, a 08:42
Battlefield Earth - Le navet de l'espace

Alors là, vous allez vous dire : « celui là, il les collectionne. » ; et vous n’aurez sans doute pas tort. En effet, je tarde parfois avant d’entreprendre de voir certains films. N’allant plus beaucoup dans les salles obscures faute de temps et parce que mon home-cinéma me donne toute satisfaction, j’ai tendance à attendre les sorties de films en DVD, que je les achète ou qu’on me les prête.

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Ce film est une chose que l’on m’a prêté ; aujourd’hui je suis ravi de ne pas l’avoir acheté…Mais quelle daube ce film !! et je pèse mes mots…Comment peut-on créer ce genre de nullité, allez savoir. En tous les cas, je ne vous dirai qu’une chose : FUYEZ !!

Enfin, soyez sympas, lisez tout de même mon avis ; je vous propose de filer, d’éviter ce film, pas de fuir mon article…

Vous êtes encore là ? bon, tant mieux !

En fait, il n’y aurait guère de choses à dire sur ce genre de navet, mais vu que j’ai décidé de faire un avis dessus, autant expliquer pourquoi…

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Tout d’abord, ce film est un mélange (pas savant pour deux ronds) de « Prédateur », de « La Planète des Singes », de « de Star Trek », j’en passe et des meilleurs…Bref, Roger Christian, le réalisateur, a beaucoup vu de film de SF avant de se lancer dans la réalisation de cet immonde rejet du fantastique. Je me demande même si ce ne serait pas un de ces américains qui se donnerait un pseudo français pour faire passer ses couleuvres « cinéphiliques »…Il faut dire qu’à part ce film, il n’a pas fait grand chose, mais il a tout de même travaillé sur « Stars Wars, Episode 1 », « La Guerre des Etoiles », et a réalisé « Nostradamus » en 1994. On pouvait espérer quelque chose de digeste au moins…

C’est donc en 1999 qu’il « commet » cette œuvre : « Terre champ de batailles » (c’est le titre français)..ouarf ! ouarf ! excusez moi, je me gausse ; rien que le nom en français m’amuse, c’est nerveux…bon, je me reprends.

Sur la Jacquette, on voit John Travolta en alien…là aussi çà m‘a fait assez rire ; je me souviens que l’affiche de cinéma était pareille et çà m’avait incité à la vigilance ; je me disais : « que fait Travolta dans un film de SF ? »

A part John Travolta, nous trouvons aussi Forest Whitaker (que l’on a connu plus inspiré puisqu’il a joué dans « Bird », « Ghost Dogs » et d’autres très bons films), lui aussi grimé en alien…je n’insisterai pas sur les autres rôles, çà n’en vaut même pas la peine. Mais bon, avec deux acteurs de talent comme ces deux compères là, on pouvait s’attendre à quelque chose d’intéressant, non ? et bien pas du tout.

Il faut voir nos aliens se promener avec des espèces de chaussures à plateau pour leur donner l’air très grands…comiques ! ils auraient joué dans « Chicken Run » que cela ne m’aurait pas surpris…

Non mais sincèrement, malgré un titre impressionnant (Battlefield Earth, çà en jette, non ?), ce film se rapproche plutôt d’une série Z, d’un film comique nullard (Max Pecas aurait pu faire ce genre de film, c’est dire…)

Mais que fait la police ? ils auraient du interdire ce truc…

J’ai lu quelques avis sur ce film, certains parlent de la fin qui est très bien et qui sauve le film ; désolé, moi qui visionne toujours un film jusqu’au bout, même s’il n’est guère intéressant, là, je n’ai pas pu…pourtant, j’ai fait ce que j’ai pu, c’est promis juré craché (euh, non pas craché !)…mais j’ai du renoncer tant c’était au dessus de mes forces.

Scénario indigent, réalisation bâclée, acteurs empotés, trucages du début de l’ère du cinéma, la liste serait trop longue pour terminer la description apocalyptique de cette chose…

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Alors je me répète sans doute, mais ne faites pas la même erreur que moi : si vous avez raté ce film lors de sa sortie en salle, réjouissez-vous ; et si on vous propose de vous prêter le DVD, bah c’est que celui qui vous le propose ne vous aime pas beaucoup ou veut vous faire une farce de très mauvais goût.

En conclusion : Beurk ! beurk ! et re-beurk !

Merci à vous de m’avoir aidé en me lisant, j’ai ainsi un peu l’impression que vous avez participé à la digestion de ce navet…alors merci encore.
 
 

vendredi 25 mai 2007, a 09:06
Les baisers

A titre exceptionnel, je mets en ligne une de mes créations, en quelque sorte pour fêter la future sortie de mon 3ème recueil de poésies. Ah vous ne saviez pas ? Oui, j'aime la poésie, et j'en écris parfois, souvent, lorsque l'âme et les sens prennent le pas sur la raison.     **********************************************************************************************************     Aux coins des lèvres ce goût salé…

Ce sont mes souvenirs frivoles

De ces instants non révélés

Ceux qui ne viennent pas d’une école.

 

Biaisant pour déposer par là

Un petit baiser indécis

Ou à vos lèvres donner le la

Juste un instant, comme un merci.

 

Et comme offrande, la douce bouche

Celle que j’ai tant voulu baiser

En mon esprit, c’est vrai, j’y touche

Et même en mots, j’en abusais :

 

A petite touche, à bout de langue

Mes lèvres butinent vos lèvres exquises

C’est une danse, une sarabande,

De celles qui vous rendront soumise.

 

Humides, mouillées vos lèvres me goûtent

Je laisse aller à vous mes sens

Je sais ce que d’imaginer me coûte

Mais j’en subis quand même votre sentence.

 

A vos jolies lèvres entrouvertes

J’offre des baisers goût de passion

Comme on divague en découverte

Je fais appel à mes pulsions.

 

Baisers morsure au goût de sang

Langues mêlées non sans pudeur

Désir qui pulse, presque oppressant

C’est mon côté dominateur.

 

Baisers lumière sur peau dorée

Même jusqu’à l’âme je vous ressens

Vous devinez comme adorez

Cet effeuillage toujours croissant.

 

Alors je rêve comme je redoute

Ces moments rares immatériels

Mais je n’ai pas le moindre doute :

Ces goûts se conjuguent au pluriel.

 

 

 

Merci de respecter les droits d'auteur.

 

vendredi 18 mai 2007, a 13:51
Levity

  Même si j'ai été pendant un long moment dans une période plutôt gore concernant mes avis ciné, je ne manque jamais de tenter de découvrir des films radicalement différents ; ce même jour, je suis revenu sur K-Pax à voir absolument et j'ai demandé la création de la rubrique pour le film dont je vais vous parler à présent : « Levity ».

Une fois de plus il s'agit d'un film suffisamment calme et intelligent pour nous permettre de passer un bon moment par ces journées plutôt maussades. Et une fois de plus il s'agit d'un film assez ancien puisqu'il date de 2003.

Proposé aux alentours de 10 euros sur des sites comme amazon, je pense qu'il s'agit d'une très bonne affaire.


Petit résumé :
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Manuel (Billy Bob Thornton) sort enfin de prison alors qu'il ne le voulait pas ; depuis de si nombreuses années qu'il est incarcéré, le retour à la vie lui fait peur ; Manuel a tué un jeune homme dans le passé ; mais le pénitencier dans lequel il a passé ces dernières nombreuses années lui propose de sortie en conditionnelle suite à sa conduite exemplaire. Il est méconnaissable bien sur, mais est-ce pour cela qu'il retourne dans la ville où il a vécu ? Dans cette ville même où il a tué ce jeune homme ? Sa route va croiser celle de Miles Evans (Morgan Freeman), un étonnant prêcheur qui tient un parking près d'une boite de nuit dans un quartier paumé ; pour avoir accès à ce parking, les jeunes gens aisés en mal de sensations qui fréquentent cette boite n'ont qu'une obligation : rester 20mn minimum dans le lieu où il prêche ; une nouvelle façon de portée la bonne parole ? Et que cherche Manuel ? La rédemption ? Le pardon ?


Mon avis :
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Connaissant peu Billy Bob Thornton comme acteur malgré qu'il ai joué dans des films comme « Armageddon » ou « Primary Colors », j'ai été ravi de le découvrir dans ce rôle tout en demi teintes ; il semble totalement habité par son personnage de type qui sort de prison et qui est totalement paumé ; tout au long du film, on le voit petit à petit reprendre un peu de goût de vivre, tout en nous intimant à la prudence car on se dit qu'il traîne derrière lui un passé difficile.

A ses côtés, l'iconoclaste Miles Evans interprété donc par Morgan Freeman, qui décidément me surprend toujours. Tour à tour enjoué ou grave, très mystérieux aussi, semblant lui-même chargé d'un lourd passé dont on ne saura rien, il accompagne cet homme sans le juger, sans l'apprécier non plus, tout d'abord en s'en servant puis petit à petit en l'accompagnant dans sa recherche de lui-même.

Toujours dans les rôles principaux, on découvrira dans un rôle où il est difficile de l'identifier Holly Hunter, qui a joué dans des films aussi variés que « Copycat », « Always » ou « La leçon de piano ». En mère qui refait sa vie avec le souvenir de son fils abattu, elle est vraiment touchante.

Au-delà de ces vedettes dont on ne peut nier qu'elles apportent une dimension humaine forte dans cette œuvre, il faut bien admettre que le scénario ne peut laisser de marbre. Sans tomber dans le film éploré narrant le retour à la vie d'un ex taulard qui va chercher à prendre contact avec la mère du jeune homme qu'il a tué des années plus tôt, le film dresse un portrait lucide des difficultés qu'ont certains à se réinsérer, quelle que soit la main qu'on leur tend.

A noter aussi concernant les acteurs le rôle tenu par Kirsten Durst (la fiancé de Spiderman) qui interprète une des jeunes « bourges » aisés complètement destroy et qui pourtant n'est pas plus heureuse que ceux qu'elle côtoie.

Totalement sorti du monde vivant, ce nouveau promu au rang de la bonne conduite se retrouve dans la rue complètement perdu, sans même savoir ce que sera sa prochaine heure. D'ailleurs une de ses anciennes connaissances va venir à sa rencontre à peine sorti de prison pour lui proposer un coup à faire ; comme si on n'avait plus que ça à faire au sortir de cellule…triste réalité malheureusement contemporaine mais qui donne au réalisateur qu'un homme peut chercher à s'en sortir…malgré toutes les difficultés qu'il doit rencontrer.

Parmi ces difficultés, le point d'orgue de ce film est bien sur le souvenir de ce meurtre, dont je ne dirai rien sous peine de révéler des choses importantes qui nuiraient au suspense.

Pendant une bonne partie du film, nous nous retrouvons à suivre l'itinéraire de cet homme qui réapprend à vivre ; puis lorsqu'il entre en contact avec la mère de celui qu'il a tué, on ne comprend pas, on n'ose se demander pourquoi il fait ça…je ne peux poursuivre sans tout dévoiler mais je vous conseille de le voir.

Problèmes d'actualités, tolérance, réinsertion, oubli, pardon, bien des sentiments qui sont évoqués avec pudeur dans ce très joli film, soutenu par une magnétique musique au piano qui vous engourdit presque, vous empêchant de lâcher prise et de laisser se film se dérouler sans vous.

On ne peut qu'admirer l'effort qui a été fait sur un scénario rebattu qui pourtant est traité ici sans violence, sans voyeurisme, insistant sur les réalités de toutes les parties, tendant à faire de ce partage un moment de grâce…Cela ressemble plus à un conte initiatique qu'autre chose, mais qu'est-ce qu'on s'en fout ; on ne peut que se laisser aller.


Petite fiche technique :
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Titre : Levity
Année de production : 2003
Genre : Drame
Réalisateur : Edward Solomon

Acteurs principaux :

Billy Bob Thornton : Manuel Jordan
Holly Hunter : Adèle Easely
Kirsten Dunst : Sofia Mellinger
Morgan Freeman : Miles Evans
Manuel Aranquiz : Senor Aguilar
...

Producteur exécutif : Morgan Freeman, Doug Mankoff, Lori McCreary, Fred Shepisi, Andrew Spaulking.

Scénario : Edward Solomon



En conclusion :

Difficile de dire que je n'aime pas ce film ; en fait je croyais m'endormir rapidement et finalement j'ai succombé à la magie de cette oeuvre ; certes il n'est pas un monuments du cinéma mais il mérite amplement d'être découvert ; d'ailleurs ciao n'en avait même pas fait une fiche, preuve que ce film a lui aussi du être oublié un peu trop vite.

Alors si vous voulez passer un bon moment en famille (ou seul, c'est selon), ne vous privez pas, et suivez le retour dans le monde de la vie de cet homme désabusé qui ne pensait plus qu'il aurait droit un jour à la liberté…

mardi 15 mai 2007, a 13:32
K-Pax

 Encore une découverte ciné ; enfin découverte pour moi car ce film, K-Pax, date de 2002 tout de même ; il était temps que je me mette à la page…lol

Voilà un petit film comme on en fait trop peu : oscillant entre fantastique et drame, dégageant un mélange de poésie et d'émotions, c'est le genre de film qui ne laisse pas insensible et que l'on prend plaisir à voir ou revoir.


Résumé :
*o*o*o*

Un homme débarque comme par enchantement dans la gare centrale de New-York. A la suite de l'agression d'une personne âgée vers laquelle il se dirige pour lui venir en aide, cet homme va avoir droit à un contrôle d'identité. Prot (Kevin Spacey), ne possède aucun papier, et dit venir de la planète K-Pax.

Il va se retrouver dans un centre psychiatrique et c'est le docteur Mark Powell (Jeff Bridges) qui va le prendre en charge. Tout d'abord très suspicieux, les propos de cet homme vont le conduire à douter ; douter de la folie de Prot ; celui-ci viendrait-il de la planète dont il se dit originaire ? Toute cette histoire va bouleverser les convictions scientifiques du docteur, à tel point qu'il va se rapprocher de plus en plus de cet étrange personnage ; il va ainsi tout faire pour savoir qui il est réellement, d'autant que Prot lui a dit qu'il repartirait bientôt vers sa planète ; le temps est donc compter pour le docteur Powell pour établir une vérité, quelle qu'elle soit.


Mon avis :
*o*o*o*o*

Autant le dire tout de suite, même si je développerais ensuite : j'ai adoré ce film ; premièrement cela me sort de mon registre habituel fait de films qui remuent beaucoup et qui charrient souvent de la boyasse que l'on évitera de servir à table à moins d'avoir pour invité un Hannibal Lecter affamé ; secondieusement, ce film est une petite merveille de sensiblerie ; attention tout de même : quand je dis sensiblerie, ça ne veut pas dire que vous avez intérêt à passer un marché avec Kleenex, hein ? Non, ce que je veux dire, c'est qu'il passe une émotion dans ce film qui fait du bien.


Des acteurs qui portent ce film :
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Cette émotion est d'ailleurs merveilleusement mise en valeur par les deux acteurs principaux qu'on ne présente plus : Kevin Spacey et Jeff Bridges. Déjà que j'aime plutôt beaucoup ces deux acteurs ; là, je ne pouvais qu'être comblé. Il faut absolument voir monsieur Spacey, qui nous livre une nouvelle fois toute l'étendue de son talent. Complètement zen, à la limite du simple d'esprit, on le voit pendant tout le film avec cette étrange sourire qu'il a sur l'affiche. Certes, cela ne justifie pas de faire l'éloge de sa performance d'acteur, j'en conviens ; mais que ce soit dans cet espèce de détachement total, dans sa démarche, dans ses petites phrases, dans l'évolution du personnage qu'il interprète, c'est un vrai bonheur. Face à lui, un Jeff Bridges sur de lui, en imposant par sa présence physique et ses convictions très terre à terre, qui progressivement va se remettre en cause face à ce Prot désarmant et déstabilisant.

Bien sur, il ne s'agit pas d'un huit clos, et d'autres acteurs viennent étoffer certaines scènes de façon tout à fait satisfaisante ; à commencer par Mary McCormack qui joue le rôle de l'épouse du docteur Powell.

Chose que je ne savais pas et que j'ai découverte en me renseignant un peu plus sur ce film, c'est que le scénario est tiré d'un roman éponyme de Gene Brewer, paru en 1995 ; et chose plus intéressante pour les plus curieux, c'est qu'il existe une trilogie des aventures de Prot ; pour ma part, j'ai un peu de doutes concernant les séquelles même sous forme de romans, ayant vu le film et connaissant la fin de celui-ci , que je me garderai bien de vous livrer dans cet avis ; cela dit…par curiosité…

Le réalisateur, Iain Softley, qui a déjà officié sur « les ailes de la colombe » en 1997, avait d'ailleurs pressenti Kevin Spacey pour le rôle de Prot ; et quelle idée il a eu : ce rôle semble être taillé sur mesure pour cet acteur.


Entre conte et drame :
******************
Un film comme celui-ci est difficile à cataloguer ; en effet, il démarre comme un conte fantastique à la manière d'un E.T. humain, pour progressivement dériver vers la remise en question, le travail sur soi, l'acceptation de la différence.

Il met aussi en avant les techniques parfois utilisées pour tenter de soigner certains malades psychiatriques ; certes ce n'est pas un film médical, et le propos n'est pas le plus important dans ce film ; mais quelques scènes, quelques dialogues, laissent entrevoir certaines méthodes, pas toujours orthodoxes.

Flirtant sans différence aux portes du fantastique, il nous laisse tantôt planer, tantôt pantois devant la personnalité étrange et complexe de Prot ; pourtant, petit à petit, on va en apprendre d'avantage ; on se doute même un peu de la fin (qui d'ailleurs laissera quelques questions en suspens), mais je ne dirai rien de plus

Auto diagnostic :
*o*o*o*o*o*o*o*
Ce personnage atypique, que l'on classe très vite dans la catégorie des « dérangés », sans même se poser la question de savoir pourquoi, devient pendant plus de 2 heures un compagnon qui va nous faire nous interroger nous même sur notre propre façon de percevoir les différences, sur l'acceptation de choses que l'on se refus parfois à évoquer.

On se laisse en effet très vite bercer par la douceur, par la quasi candeur de cet étrange individu qui parait tellement innocent qu'on lui permet aisément de venir d'une autre planète…On en vient à idéaliser le monde d'où il vient, jusqu'à cette étrange fin qui laisse justement sur la faim ; ce serait peut-être le seul bémol de ce film…et encore ; il faut admettre que c'est une fin en soi ; et puis, sachant qu'il existe une trilogie écrite, on peut mieux comprendre…mais chut…vous n'en saurez pas davantage.


En conclusion :
*o*o*o*o*o*o*
Beaucoup d'émotions dans ce film certes ; mais aussi du sourire, parce que certaines scènes sont touchantes, parfois drôles ; mais drôles de naïveté...que du bonheur...

Voilà le genre de film à voir tranquillement installé dans un fauteuil ; il vous fera voyager ; au cœur de l'espace, au cœur de l'Homme et au cœur d'une réalité qu'on voudrait ne pas avoir à connaître un jour (re chut)

J'ai passé un excellent moment ; j'aurai presque aimé que la magie opère encore un peu ; juste encore un peu…

Alors bien sur, je ne peux que vous recommander ce film que je note 5/5.
 

dimanche 13 mai 2007, a 13:40
The Fountain (avec Hugh Jackman)

Moi qui me plains souvent que les films reprennent plus ou moins ce qui a déjà été fait, je vais tenter aujourd'hui de vous présenter un film qui sort de tout ce qui a pu se voir en salle ; ce film, c'est « The Fountain », et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas connu un succès considérable, les entrées pour la France tournant aux alentours de 190000.

Ce film est sorti en fin d'année 2006, période de fêtes qui n'a pas eu un si fort lot de grands films, comme il est parfois de bon ton à cette période. Bref, quasi passé inaperçu, et pourtant il aurait mérité mieux.

Cela dit, ce film, que l'on aimera ou pas mais qui ne peut laisser indifférent, est à voir comme une expérience ; mais j'y reviendrai.

Résumé :
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The Fountain raconte le combat à travers les âges d'un homme pour sauver la femme qu'il aime.
Espagne, XVIe siècle. Le conquistador Tomas part en quête de la légendaire Fontaine de jouvence, censée offrir l'immortalité.
Aujourd'hui. Un scientifique nommé Tommy Creo cherche désespérément le traitement capable de guérir le cancer qui ronge son épouse, Izzi.
Au XXVIe siècle, Tom, un astronaute, voyage à travers l'espace et prend peu à peu conscience des mystères qui le hantent depuis un millénaire.
Les trois histoires convergent vers une seule et même vérité, quand les Thomas des trois époques - le guerrier, le scientifique et l'explorateur - parviennent enfin à trouver la paix face à la vie, l'amour, la mort et la renaissance. (source allocine.fr)

Mon avis :
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Une fois de plus j'ai tenu à conserver le résumé de ce film fait par allocine ; non pas par feignantise mais simplement parce qu'il est extrêmement difficile de résumer ce film et que ce résumé là attire, intrigue. Or il serait dommage de réduire ce film à cette simple histoire dramatico-fantastique.

Car ce résumé se concentre sur la trame, ce qui parait logique, et ne peut amener à appréhender ce le film aborde.

Parlons tout d'abord de ce réalisateur : Darren Aronofsky ; ce nom ne me disait rien ; mais quand j'ai vu qu'il avait précédemment réalisé le très étrange « Requiem for a dream », je me suis dit qu'on avait affaire à un drôle de zigoto.

En effet, ce film fantastique est…comment dire…totalement déroutant. Premièrement le choix de l'acteur principal : Hugh Jackman (le Wolverine des X-Men) ; franchement je ne l'attendais pas dans un rôle aussi dramatique ; du coup, j'ai été très agréablement surpris par la palette de sentiments qu'il arrive à exprimer ; parce qu'il est le fer de lance de tout le film ; la pierre angulaire de cette expérience métaphysique étonnante.

Accompagné par la troublante Rachel Weisz, l'historienne gaffeuse de la série « La momie », Hugh Jackman nous livre dans ce film une composition tout en nuance ; et il en faut pour interpréter ces 3 rôles différents pendant les 1h40 du film.

Au-delà de cette histoire d'amour qui semble vouloir défier les temps, allant même jusqu'à tenter de faire un pied de nez à la mort, on ne peut que ce demander où le réalisateur à voulu nous emmener.

Déroutant :
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Dès les premières images, on se sent totalement désemparé, perdu, sans rien comprendre ; je pense même que ce film restera totalement hermétique à qui ne connaîtra pas le synopsis, au moins pour se trouver un fil rouge tout au long de cette histoire qui oscille entre présent, passé et futur.

Difficile en effet de décrypter ce film que l'on pourrait qualifier d'essai ; d'aucuns le trouveront même pompeux, ce qu'il semble être dans sa partie future où la plus large place est faite à la méditation et à la métaphore.

Pourtant ce serait une erreur de réduire ce film à la simple expression d'un visionnaire.

Métempsychose, expérience de la mort, conséquence de la vie, parcours vers l'absolu et le néant, ce film nous ouvre les portes de l'âme, le voyage étonnamment complexe et envoûtant de la pensée humaine au cours d'instants dramatiques…Etonnant !

Un visuel somptueux :
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Et pour ce faire, le réalisateur nous convie à un somptueux voyage graphique, grâce à une photographie de très haut niveau signé Matthiew Libatique, qui travailla déjà la lumière sur des films comme « Gothika » ou « Inside Man ».

De plus la partie qui se déroule dans le XXVIe siècle est faite d'images de synthèse de toute beauté ; tout à fait dans l'esprit un brin cosmique du film…du grand art.

Une acoustique féérique :
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La musique aussi est tout aussi envoûtante : signée Clint Mansell, elle est très loin d'être variée, mais participe à l'engourdissement que l'on sent poindre tout au long de ce film.

Si pour certaines réalisations, une BO variée s'avère être nécessaire, dans ce film elle permet au contraire de lier les différentes périodes et d'en faire une unité charmeuse…

Surtout ne pas trop en dire :
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J'aurai pu ainsi parler pendant des heures de ce film étonnant, déroutant tant il est rare. Alors il pourra en rebuter beaucoup ; moi-même après l'avoir vu, j'ai eu la même impression bizarre que lorsque j'ai vu « 2001. L'odyssée de l'espace ». Pourtant au final je me rends compte que je me suis laissé prendre au jeu des artistes plus qu'acteurs dans ce film…

Ce film est un concept, une expérience ; il ne peut se regarder comme n'importe quel film ; et c'est bien pour ça qu'il peut dérouter autant.

Pour ma part, j'ai été séduit, même si je me doute que je n'ai pas tout compris, mais je le reverrai ; ne serait-ce que pour le charme qui s'en dégage.

Petite fiche technique :
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Titre : The fountain
Année : 2006
Genre : Fantastique, drame, romance
Réalisateur : Darren Aronofsky
Acteurs :
Hugh Jackman : Tomas/Tommy/Tom Créo
Rachel Weisz : Isabel/Izzy Créo
Ellen Burstyn : Dr Lilian Guzetti
Mark Margolis : Père Avila



Conclusion :
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Que dire de plus pour vous convaincre ? Rien…vous jugerez si vous vous sentez prêt à tenter cette étonnante expérience ; plus qu'un film…bien plus….
 

dimanche 13 mai 2007, a 13:29
Indigènes

  Sorti dans une période où la France s'auto flagellait sous la pression en reconnaissant à tout va qu'elle n'avait pas bien agi sur bien des points, je m'étais dans un premier temps refusé de me jeter sur ce film dont on entendait parler à qui mieux mieux.

Aujourd'hui, c'est chose faite, et mon avis n'est pas rédigé dans le but de polémiquer ; je laisse ça à d'autres.



Résumé :
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« En 1943, alors que la France tente de se libérer de la domination nazie, le parcours de quatre "indigènes", soldats oubliés de la première armée française recrutée en Afrique.
Abdelkader, Saïd, Messaoud et Yassin, réputés pour leur courage, sont envoyés en première ligne. Argent, amour pour la France ou pour l'armée française, foi en la liberté et l'égalité, leurs motivations divergent pour un même combat, libérer la France, les armes à la main. » (source allocine.fr)

Mon avis :
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Même si je ne souhaite pas polémiquer sur le sujet, j'ai tenu à laisser le résumé posté sur allocine.fr parce qu'il me semble parfaitement convenir à ce pour quoi le film a été réalisé. Le réalisateur, Rachid Bouchareb, a tenu semble-t-il à dénoncer certaines évidences dans ce film ; évidences bien sur cachées par la France.

Certes, historiquement, on sait que la France a fait des choses pas très jolies ; pourtant, il faudra quand même me dire ce que l'on peut trouver joli dans n'importe quelle guerre, dans n'importe quel conflit. La France fut un pays de colonies, point barre !

Aujourd'hui, on tente de nous démontrer que c'est pas bien, que c'est pas gentil, et ce film tend à nous le montrer d'une façon assez simpliste.

Alors d'accord, allons y de notre quart d'heure colonial, comme on dit, et voyons ce que donne ce film plutôt.

Car au final, qu'est donc ce film ? Un film de guerre, simplement un film de guerre, qui montre des hommes qui n'ont d'autre idée que de survivre. Certes, ils y ont cru au paradis, à leur patrie nourricière ; mais lorsqu'ils se retrouvent confrontés à la réalité de la guerre, et à la réaction de certains de leurs compatriotes, ils se retrouvent paumés au milieu des balles. Et paumés, ils vont s'y retrouver largement alors qu'ils sont en Alsace…paumés à en mourir.

Pourtant, dès le début du film, on suit le quotidien de ces 4 héros malgré eux ; quotidien qui va les sortir de leur petite vie bien tranquille au bled et va les emmener plein de valeurs et d'espoir aux portes de leur patrie : la France.

Pas facile pour ces hommes de quitter le désert où ils s'avèrent pleinement opérationnels, redoutables combattants, pour ensuite ses retrouver dans des villes et villages face à une armée parfaitement adaptée et habituée à la guerre en ville.

Petit à petit, ils vont déchanter ; leur espoir de devenir riche va se muer inextricablement en un simple désir de survivre au milieu de lieux qu'ils ne connaissent pas, et où ils ne se reconnaissent pas.

Le propos est donc relativement sommaire, et l'adaptation cinématographique tout autant ; pourtant on doit admettre que le choix des acteurs principaux est plutôt une bonne surprise. Jamel Debbouzze, Sami Nacceri, Roschdy Zem et Sami Bouajlila sont complètement fondus dans leurs personnages ; chose dont je doutais un peu au regard de la carrière de la majorité d'entre eux, bien loin des rôles dramatiques.

J'avoue même que leur palette de jeu est suffisamment étoffée pour nous faire complètement oublier leur carrière précédente ; gros point fort de ce film selon moi.

Au-delà du jeu des acteurs, qui pour moi je le répète (oui je radote) reste le gros point fort de ce film, on se trouve face à un film de guerre sans grande prétention. Les scènes sont filmées de façon tout à fait classiques pour ce genre de films, sans complaisance comme c'est un peu la mode dans ce genre d'ailleurs ; peu importe de toute manière la manière dont on filme la mort, cela reste de toutes façons une chose triste, mais inévitable.

Alors pourquoi a-t-on pu lire tant de critiques élogieuses lors de la sortie en salle de ce film ?
A mon humble avis, je pense - et le festival de Cannes l'a bien montré - que c'était une autre façon d'admettre cette vérité que le réalisateur a voulu nous montrer ; une sorte de mea culpa général quoi.

Franchement, est-ce que ça en valait la peine ?
Toujours selon moi (ça tombe bien c'est mon avis), pas vraiment. Ce film est très moyen, et insister lourdement sur certains personnages haut en couleur qui auraient pu torcher les fesses à Le Pen bébé n'est pas non plus une généralité.

Car s'il est bon de montrer certaines choses, même si elles en dérangent certains, encore faut-il ne pas généraliser ; cela va dans les deux sens, selon moi. Fort heureusement, on trouvera dans ce film quelques bons soldats français d'origine qui feront amis amis avec les « indigènes », parce que finalement, le soldat, il n'a plus vraiment de nationalité, et le soldat, il fait corps avec son armée…non ?

En conclusion ?
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Comme vous vous en serez sans doute doutés, ce film ne m'a pas plus emballé que ça ; trop simpliste dans le propos qu'il se voyait nous montrer, alors que le sujet est tout de même bien plus complexe, ce film devient parfois une simple caricature de l'Histoire, et c'est dommage.

Il s'agit donc pour moi d'un petit film de guerre, relatant des évènements (faut dire comme ça pour pas paraître raciste il parait) étalés sur un période assez longue mais relatés de façon trop sommaire.

Cependant, le jeu des acteurs, qui ont d'ailleurs été primés, vaut tout de même que l'on voit ce film, car vraiment, mais alors vraiment, je les ai trouvés au top.

Ma note : 3/5

lundi 07 mai 2007, a 11:29
Poltergay

Bonjour à toutes et à tous,

 

Vous l'avez peut-être remarqué mais depuis l'avènement du numérique, le cinéma français n'a eu de cesse de tenter diverses incursions dans le domaine du fantastique, qui semblait lui être fermé avant.

 

Ce « Poltergay », sorti fin 2006 et réalisé par Eric Lavaine, petit nouveau dans le monde de la réalisation, en est un nouvel exemple.

 

Rien que le titre nous donne le ton : Poltergay ; allusion aux Poltergest et aux gays ; les poltergest, pour ceux qui ne le sauraient pas, sont des émanations souvent physiques de personnes mortes et n'ayant pas trouvé le repos éternel, comme il est convenu de dire ; en gros, ce sont des fantômes. Les gays, et bien ce sont les hommes qui aiment les hommes, ce que la soi disant morale réprouve et qui n'est que le fait de sentiments, comme tant d'autres.

 

Ainsi donc, nous aurions affaire à des fantômes et des homos dans ce film ?

 

Voyons ça…

 

Résumé :

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Marc (Clovis Cornillac) et Emma (Julie Depardieu), emménagent dans une jolie maison qui n'a pas été habitée depuis plus de 30 ans. Ils ne connaissent pas l'histoire de cette maison, qui a abrité dans sa cave une boîte de nuit gay. Pourtant, Marc va entendre des bruits la nuit, de la musique disco plus précisément ; petit à petit, il va voir des apparitions, Emma ne voyant rien. La vie du jeune homme va doucement basculer dans le sordide quand Emma décidera de le quitter, alors que lui est harcelé par une bande de noceurs homos venus d'outre tombe.

 

 

Mon avis :

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Je ne suis pas très bon public concernant les essais du cinéma français dans le domaine du fantastique ; même si je dois bien admettre que petit à petit, l'oiseau fait son nid ; il est évident que les Etats-Unis (essentiellement) nous abreuvent depuis tellement d'années de films de ce genre qu'il devient difficile pour un pays de s'attaquer à ce genre sans paraître ne simplement que copier.

 

Eric Lavaine, dont il semblerait que ce soit la première réalisation,  a choisi la comédie fantastique pour se lancer dans cette aventure hasardeuse et ô combien périlleuse. Aidé pour se faire d'une palette de comédiens de talent, Clovis Cornillac en tête, tout en muscles, en fesse nue (et oui les filles…lol) et en delirium très mince, on se dit dès le début qu'on va passer un bon moment.

 

Le choix de la bâtisse est important dans ce genre de films ; en fait tout ce film semble être un pied de nez à bon nombre de choses établies. A commencer justement par la maison, inquiétante à souhait ; on croirait retrouver ce genre de maison que l'on retrouvait dans des films comme « Poltergest » ou « La Malédiction ». Immense, lugubre, nos deux personnages principaux vont se retrouver seuls dans cet immense piège à hommes.

 

Tout dans ce film sent le déjà vu, et l'on ne se dit pas que c'est de la copie, mais que c'est volontaire ; non pas qu'il s'agisse d'un hommage à ce genre de films, mais plutôt une sorte de parodie, s'appuyant ouvertement ou outrancièrement sur les éléments classiques qui contribuent à mettre dans ces films une ambiance, une atmosphère particulière ; à commencer par le lieu, bien sur ; cette fameuse maison.

 

Mais elle ne serait rien sans le son. Là aussi, on retrouve une palette très appuyée de tout ce qui se fait dans le genre : sons glauques, petits bruits venus d'on ne sait où, bruit de chats, et j'en passe. Tout cela jusqu'à l'arrivée des premières notes disco en fond sonore qui viennent se poser sur cette scène comme un cheveu sur la soupe.

 

Aussitôt le film bascule dans la comédie tout en gardant son côté caricature. Le plus flagrant dans  ce film est la vision qu'on nous donne des gays. De grandes fofolles écervelées qui n'en finissent pas de faire des petits effets efféminés. D'aucuns trouveront le trait vraiment forcé et de ce fait grossier.

 

Pourtant il faut savoir que ces homos qui hantent la demeure des jeunes tourtereaux sont morts dans des conditions tragiques en pleine période disco. Ce qui nous ramène vers la fin des années 70 ; or à cette période, les gays étaient souvent vus comme on nous les montre dans ce film ; d'ailleurs on parlait peu ou pas du tout de gays, mais de grandes folles, de tantouses, de tarlouzes pour les pires appellations contrôlées. Ainsi donc, notre jeune réalisateur choisit de nous donner un reflet que ce qu'étaient nos mœurs en cette fin des années 70, en la transposant dans ce lieu au début du 21eme siècle.

 

Qui plus est, Clovis Cornillac dns ce film est un mâle, un mec, un type qui justement pourrait bien avoir cette vieille opinion sur les gays. Du coup, il se retrouve confronté à ces personnes sorties tout droit de « la cage aux folles » et ça nous donne droit à quelques bons moments de rigolade.

 

Bien sur, au-delà de ces scènes « faciles » qui nous montrent les relations entre ce type viscéralement ancré dans sa masculinité et ces « tapettes », il y a aussi la lente dégradation du couple, Emma (Julie Depardieu, excellente) ne voyant pas ce que découvre son ami ; ce qui là aussi nous donne quelques scènes absurdes, Marc s'adressant aux gays devant Emma, stupéfaite de voir son ami parler seul.

 

Bien évidemment, un fantôme ne hante pas un lieu par hasard ; soit il veut qu'on lui fiche la paix car il considère ce lieu comme étant le sien, soit c'est qu'il est prisonnier de ce lieu et il faut lui faire trouver la paix de l'âme pour qu'il parte enfin.

 

Du coup, les relations tout d'abord assez tendues entre ces « fantômettes » et Marc vont petit à petit évoluer, celui-ci s'imprégnant du milieu gay pour aider les fantômes à trouver la paix et les vedettes du disco aidant Marc à reconquérir sa belle.

 

Cela suffit-il à faire un très bon film ? Certes non ; mais il serait vraiment dommage de bouder son plaisir en visionnant cette petite comédie bien agréable.

 

Le film fait usage d'effets numériques par forcément de très grande qualité mais toujours fort à propos et jamais sans trop vouloir en remontrer, ce qui pour moi est une très bonne chose ; en effet, il est trop facile aujourd'hui de cacher des faiblesses de scénario derrière une flopée d'effets spéciaux ; ça les américains l'ont parfaitement compris, il suffit de voir le nombre de daubes qu'ils pondent par an pour s'en rendre compte. Par contre lorsqu'un effet vient souligner un élément d'une scène, lui donner un nouvel aspect ; là je dis oui ; et c'est ce qu'on rencontre dans ce petit film fantastique « à la française ».

 

Des acteurs qui croient et qui s'amusent, des effets juste ce qu'il faut, une atmosphère entre fièvre disco et parapsychologie, un réalisateur qui s'en tire plutôt pas mal, pas mal d'ingrédients pour passer un bon moment en famille.

 

A noter entre autre parmi les acteurs une composition inquiétante et déjantée d'un Michel Duchaussoy en grande forme…

 

 

Petite fiche technique :

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Sorti en octobre 2006

 

Genre : Comédie fantastique

Producteur : Vincent Roget, François Cornuau, Fabio Conversi

 

Acteurs principaux :

 

Marc : Clovis Cornillac

Emma : Julie Depardieu

De Sorgue : Michel Duchaussoy

Salopette : Lionel Abelanski

Michel : Philippe Duquesnne

Gilles : Jean-Michel Lahmi

David : Alain Fromager

Bertrand : Gilles gaston-Dreyfus

 

 

Distribué par : TFM Productions

 

Recommandé à partir de 8ans

 

En conclusion :

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Vous êtes en famille, il fait froid dehors, il pleut, vous ne savez trop que faire et vous en avez marre de toutes ces rediffusions et de ces séries américaines dont on nous abreuve : ce film est fait pour vous.

 

Sans autre prétention que celle de divertir, il y parfois sans peine et c'est bien là son point fort ; alors autant ne pas s'en priver.

 

 

Note : 4/5

 

 

Je vous remercie pour vos lectures

 

jeudi 03 mai 2007, a 15:37
The Marsh

  Je vais peut-être vous faire découvrir un film dont vous n'avez jamais entendu parler car il ne me semble pas qu'il ait été diffusé dans notre hexagone ; ou alors est-il passé inaperçu. En tous les cas il est disponible depuis mi avril en DVD.

La team, pas rancunière au regard de mon précédent avis ;o) m'a ouvert la rubrique rapidement ; je l'en remercie donc…

Ce film : The Marsh, sorti en 2006 au Canada, est un film qui se classe dans la catégorie des films d'horreur ; entendons cette fois ci par horreur un film qui fait frissonner, car il parle de revenants, de vengeance au-delà de la mort.


Petit résumé :
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Une jeune écrivain se rend dans une petite ville afin de travailler sur un projet ; la maison où elle emménage lui semble familière ; pourtant, dès le premier soir, des choses étranges vont se produire ; plus le temps va passer, plus elle devra se battre contre les démons du passé et les âmes qui hantent ces lieux pour sauver sa vie.


Petite fiche technique :
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Titre : The Marsh
Année de production : 2006
Origine : Canada

Réalisateur : Jordan Baker
Interdit au moins de 12 ans

Acteurs principaux :

Gabrielle Anwar (« le temps d'un week-end », « l'île mystérieuse » version 2006)
Forest Whitaker (« Platoon », « Ghost Dog », « Panic Room »…)
Justin Louis ("24h chrono", "les experts", « missing, disparus sans laisser de traces »…)


Mon avis :
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Autant le dire tout de suite : ce film ne fera pas l'unanimité et n'est certes pas la perle rare de l'année, loin s'en faut ; cependant, il faut admettre qu'il touche parfois là où on s'y attend le moins.

En effet, Forest Whitaker, avec une carrière absolument énorme et éclectique, avec sa bonne bouille de mec un peu paumé, arrive toujours à fasciner par son jeu totalement désabusé. C'est simple, quand il joue, on croirait qu'il s'ennuie ; et pourtant, il faut bien reconnaître qu'il finit par captiver.

Il accompagne Gabrielle Anwar qui tient le rôle principal, celui par qui toute l'action va se situer. Elle-même très crédible dans son rôle, au moins on peut se dire que si le scénario ne fait pas preuve de nouveauté et sent même le rebattu, les acteurs eux, y croient et nous le démontre tout au long des 1h30 environ de ce film.

Scénario convenu, peu d'acteurs connus, ce film sentirait donc le réchauffé ? La série Z ? Pas tout à fait ; et même si tel était le cas, il existe de vrais trésors dans la série Z.

Il faut bien admettre que ce petit film donne à plusieurs reprises quelques frissons,, notamment grâce à l'ambiance sonore faite de bruits qu'on a parfois du mal à situer ; ça me fait penser à ces films des années 80 dont le son n'était pas excellent, voire mauvais, mais suffisait à vous filer quelques frissons. Ici c'est un peu la même chose, mais avec la technique en plus car les sons ici sont parfaitement en place dans tout le spectre musical et suffisent à vous extirper de votre torpeur.

A cela vous ajoutez tout de même une bonne dose de suspense, même si on se doute un peu de ce que ça va donner au final, quelques meurtres surnaturels, voire pas naturels du tout, qui contribuent à vous mettre dans l'ambiance, et au final, vous ne voyez pas passer le temps et vous vous demander à quelle sauce vous allez être mangé.

On peut donc passer un très bon moment en regardant ce film à condition de ne pas avoir l'esprit trop critique, et de ne pas chercher de comparaison avec des films du même genre.

D'autant que certains trucages sont plutôt bien fichus, et il serait vraiment dommage de bouder son plaisir.

Donc il s'agit certes d'un petit film, qui ne restera pas dans les annales, mais petit film qui permet de passer un bon moment, sans plus, mais sans moins aussi.

Ce film ne verse pas dans le gore et pourrait être vu par une partie de la jeunesse ; en fait, ceux qui ont vu un film comme « le sixième sens » pourront très bien voir ce film, dont le message est qui plus est moins complexe que celui du sixième sens.


En conclusion :
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Comme je l'ai dit, ce n'est pas le film de l'année, mais au cours d'une soirée ciné, si vous ne savez plus quoi regarder, et bien pourquoi ne pas louer ce petit film et le regarder entre copains avec une bonne pizza en guise d'amuse-gueule ; je suis sur que vous pourriez passer un très bon moment.

Il s'agit donc d'un film moyen, qui ne sort pas du lot, mais qui est certainement bien plus intéressant que certaines bouses dont je tairais les noms et qui ont eu le vent en poupe dans les salle de cinéma.

Pour la seconde réalisation de Jordan Baker, après le méconnu « Lord of Illusion », je trouve que ce n'est pas si mal.


Ma note : 3/5

mercredi 02 mai 2007, a 11:02
Tristan & Yseult

  Nouvel avis ciné, avec la présentation d'un film dont certainement beaucoup n'auront jamais entendu parler : « Tristan et Iseult », version 2006.

Adaptation très libre de la légende qui s'intitule normalement « Yseult et Tristan » (honneur aux dames), contant les amours impossibles de deux jeunes tourtereaux dont les familles s'opposent, ce film anglo-américain n'a en effet pas marqué les esprits.

Pourtant ce film d'aventures n'avait pas beaucoup de concurrence à l'époque lors de sa sortie en salles, mais il faut dire que c'était en juillet 2006, période de vacances et donc pas forcément synonyme de sortie de films de qualité.


L'histoire :
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« Depuis le retrait des troupes de l'Empire romain, les seigneurs anglais sont sous la menace du roi Donnchadh, souverain d'Irlande. Face à lui, Lord Marke espère unir les tribus anglaises pour enfin apporter la stabilité au grand royaume dont il rêve. Tristan a grandi à ses côtés depuis que les Irlandais ont massacré sa famille, et le jeune homme est devenu aujourd'hui son meilleur combattant.
Laissé pour mort après une bataille, Tristan est recueilli et soigné secrètement par une jeune femme qui va changer le cours de son destin. La très belle Yseult est la propre fille du pire ennemi de Tristan, le roi irlandais Donnchadh. Malgré tout ce qui devrait les séparer, les deux jeunes gens vivent une passion pure à laquelle seul le retour de Tristan en Angleterre mettra fin douloureusement... » (Source allocine.fr)

Mon avis :
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Disons le d'entrée, ce film ne restera pas dans les annales du cinéma.

Il faut en effet savoir qu'il s'agit d'un film d'aventures, d'un drame sentimental (on s'en douterait si on se réfère à l'histoire dont s'inspire ce film), qui bénéficie tout de même de quelques qualités, mais san plus.

Concernant les qualités, il faut admettre que les scènes de bataille sont particulièrement bien faites, on s'y croirait ; d'ailleurs à noter la violence de certaines de ces scènes. Autre qualité, la reconstitution des villages irlandais et écossais ; vraiment bien faits ; ça rappelle d'ailleurs étrangement « Braveheart » ; et justement en parlant de cette ressemblance, dès le début du film, on ne peut s'empêcher de rapprocher ces deux films, tant du point de vue des décors que de nombreuses scènes. A tel point qu'on en vient rapidement à prendre ce « Tristan et Yseult » pour un sous « Braveheart » ; très « sous » d'ailleurs.

En effet, autant « Braveheart » m'avait littéralement séduit, autant ce « Tristan et Yseult » m'a plus d'une fois ennuyé. Trop de temps morts, trop de « soupe » qui viennent entacher ce qui aurait pu être un bon petit film d'aventures ; du coup, on se rattrape sur les quelques scènes d'action qui elles valent le détour.

Les acteurs :
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Quelques jeunes premiers pas très connus servent ce filmet.

Tout d'abord, James Franco, dont la tête ne m'était pas inconnue ; après recherche, il s'avère qu'il est le fils du Bouffon Vert dans « Spiderman » ; me disait bien aussi mais avec ses bouclettes dans le rôle de Tristan, je n'arrivais pas à l'identifier. Pour ce qui concerne le jeu de cet acteur, on ne va pas trop l'enfoncer car il fait ce qu'il peut pour rendre son personnage crédible ; et ce qui pour moi fait partie des avantages et des inconvénients dans ce film se retrouve dans son jeu : dans les scènes « douces », il ne passe pas ; par contre dans les scènes de bataille, là ça vaut le coup.

Pour lui donner la réplique, l'adorable Sophia Myles joue Yseult. Adorable tant physiquement que dans son rôle où elle se coule sans prétention mais donne toute une candeur à cette Yseult énamourée. Cette jeune femme a joué dans les 2 « Underworld ».

D'autres acteurs viennent heureusement soutenir ce couple mais sans être suffisamment crédibles…

La photographie :
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Un soin tout particulier semble avoir été apporté à la photographie de ce film ; une esthétique quasi documentaire et des scènes parfaitement encadrées techniquement ; moi je dis pas mal ; on doit ce travail à Artur Reinhart, dont il semblerait que ce soit le premier gros travail ; un monsieur à suivre selon moi…

Que dire de plus, sinon que il n'y a pas grand-chose de plus à en dire, faites vous votre idée, soit en louant le DVD, soit en attendant sa diffusion à la télévision.

Conclusion :
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Un film pas complètement mauvais certes, mais qui se veut être une romance sans s'en donner les moyens ; de ce fait, on ne retient que les scènes d'action qui finiront de ranger ce film dans les films d'aventures de petite envergure.

Je ne pense pas que les acteurs soient mauvais, je pense surtout qu'ils sont paumés dans ce film et qu'ils ne sont pas dirigés correctement. La seule qui s'en tire plutôt bien est Sophia Myles…mais bon à vous de juger.

J'ai au moins pu changer de registre, mais quitte à regarder ce genre de film, je préfère revoir Braveheart, que j'ai du voir une dizaine de fois, plutôt que ce « Tristan et Yseult ».

Je vous remercie pour vos lectures

 

mardi 10 avril 2007, a 10:53
La maison de cire

 Petit avis cinéma aujourd'hui, avec un film dont l'affiche m'avait beaucoup alléché : La Maison de cire.

Film d'horreur sorti en 2004 au States et en 2005 en France, ce remake de l'homme au masque de cire (1953 je crois) m'a laissé mi figue, mi raisin, tant il aurait pu être un très bon film du genre mais, bien qu'en utilisant beaucoup de ficelles, ne permet pas d'adhérer totalement.

Il est évident qu'il est de plus en plus difficile d'innover au cinéma, et le genre « horreur » en a vu passer des centaines de films, allant des petites séries B (parfois très bonnes) aux grands classiques.

Ce film est donc pour moi en demi teintes, à savoir qu'il reprend bon nombre de choses déjà montrées, comme cette mode de mettre en situation un groupe de jeunes gens, mais en gardant quelques nouveautés, surtout visuelles, pour la fin (faim).

L'histoire :
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Un groupe de jeunes gens prend la route pour se rendre au match de football de l'année de leur école ; en route ils vont croiser deux personnages qui vont les prendre pour cible ; dans la petite ville où ces deux personnages sévissent, le groupe va découvrir une attraction étonnante : La maison de cire. Celle-ci est habitée par des personnages qui ne sont ni plus ni moins que des personnes comme eux, recouvertes de cire. Pour compléter leur collection, les deux psychopathes vont tout faire pour s'approvisionner parmi ce groupe de jeunes gens…La chasse est ouverte.

Mon avis :
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L'histoire est donc dans son départ tout à fait classique du genre, à savoir comme je l'ai déjà précisé mettre en situation un groupe de jeunes gens plus ou moins sous tous rapports et les mettre en face de quelque tueur psychopathe, pour faire ressurgir leurs vraies personnalités.

L'histoire est en place, reste plus qu'à planter le décor ; ici une ville sortie d'on ne sait où qui est en quelque sorte le terrain de jeu des deux tueurs psychopathes.

A mon sens, il est une originalité dans ce film qui aurait du être exploitée un peu plus : la dualité des deux tueurs ; en effet, on apprend assez vite, même dans la scène de présentation qui servira à situer ces personnages, on apprend donc assez vite que ces deux tueurs sont frères ; et si l'un est un vrai artiste dans l'âme mais un peu simplet, l'autre porte l'intelligence des deux et est le vrai psychopathe. Il entraîne donc l'autre dans son délire fou. La gémellité poussée à son paroxysme, ainsi que la dualité de ces deux êtres aurait pu mériter mieux que ce qu'on en verra tout au long du film.

Les scènes de meurtres quant à elles sont à la limite du risible. Est-ce un parti pris ? Je n'en sais rien, mais franchement on a vu mieux dans les trucages ; mise à part peut-être la première scène où l'on voit (et du coup on comprend) comment l'artiste s'y prend pour créer un personnage en cire avec un des tombé entre ses mains expertes…là on peut dire que ça fait froid dans le dos…Les autres scènes sont un re sucé de ce qu'on a maintes fois vu, le talent en moins à mon sens.

Dommage d'ailleurs, parce que la scène finale est très originale et est vraiment bien faite (d'ailleurs la production a tout de même utilisé 20 tonnes de cire d'abeille pour les décors). Je ne vais pas vous dévoiler cette scène qui est pour moi l'élément phare de ce film mais sachez néanmoins que ça frise le grandguignolesque mais je trouve cela plutôt bienvenu…

Qualité technique : Je sais que dans ce genre de film l'éclairage a une énorme importance car on joue souvent dans des tons sombres, ce qui bien sur est le cas dans ce film. Malheureusement ces scènes sont gâchées par un contraste de très mauvaise facture qui empêche de discerner correctement certaines scènes. Les noirs ne sont pas très profond et se mélangent avec les décors et les ombres, ce qui fait qu'on s'y perd très vite et qu'il faut s'approcher pour voir de quoi il en retourne.

Si la dimension d'un écran en salle permet de passer outre ce genre de détails, ils ressurgissent totalement lors du passage au petit écran et une remasterisation avant le passage au dvd aurait été la bienvenue.

Le son quant à lui n'est pas non plus un sommet du genre, mais cela ne gêne pas vraiment, même si l'on aurait pu aimer se retrouver un peu plus dans une atmosphère encore plus angoissante à défaut de terrifiante.

Ne connaissant pas les acteurs de ce film, il est à noter tout de même la présence de Paris Hilton, la richissime foldingue, qui m'a toujours laissé de marbre…et si c'est un atout marketing voulu pour le film, malgré qu'elle tienne un petit rôle, cela ne me fera pas aimer d'avantage cette blonde là…

Voilà donc mon avis sur ce film, qui n'est pas une daube à proprement parler, mais ne restera pas non plus dans les anales du cinéma d'horreur…simplement parce que s'il reprend ce qui a déjà été fait il n'innove que trop peu.
 

vendredi 06 avril 2007, a 09:27
Daredevil

 Fan des Comics américains, j’aimais beaucoup lire les Comics Marvel. Inutile de dire que chaque fois qu’un film sort sur un super-héros, je me sens un peu rajeunir ; même s’il faut bien l’avouer, certains de ces films ne valent vraiment pas les BD.

En effet, à part les X-Men, peu d’entre eux m’ont vraiment intéressé. Et puis, ce week-end, je me suis passé Daredevil, le super-héros tout de rouge vêtu.

Un double DVD de qualité, mais j’y reviendrai.

Tout d’abord, qui est DareDevil ? (ce qui nous donnera aussi la trame du film)
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DareDevil est un super-héros atypique, dans le sens où c’est le seul super-héros aveugle. Ce qui paraît impensable devient alors un prodige ; pensez donc : un enfant vivant dans un quartier défavorisé se trouve en contact avec des produits toxiques ; il en perd la vue, mais ses autres sens s’en trouvent décuplés : son ouïe, son odorat, sa force et son agilité lui apporte bien plus que lorsqu’il voyait.

C’est à la mort de son père qu’il décide de défendre les innocents et de lutter contre le crime sous toutes ses formes. Il devient avocat le jour et juge la nuit. Ceux qu’il ne peut faire condamner par la justice de jour s’en remettront à sa justice de nuit.

Créé par Stan Lee et Bill Everett (créateur de Namor, le Prince des Mers) dans les années 1964/65, ce personnage devait être différent des autres ; en effet, à cette époque, les éditions Marvel avaient (bien avant l’avènement des Mangas) tout imaginé concernant les pouvoirs extraordinaires des super-héros ; ils voulaient donc créer une autre catégorie de héros, plus humaines, à l’instar de Batman. Ils ont donc choisi un homme simple au passé torturé qui passe sa vie à démanteler le crime après que son père fut tué (tiens ! Batman…)

Tout d’abord vêtu de jaune et noir (non, ce n’est pas un clin d’œil à Maya l’abeille), notre nouveau super-héros est très vite accueilli par les fans de très belle façon, mis à part son costume ; Stan Lee décide donc de lui offrir cette livrée rouge qui le rendra ainsi plus inquiétant, plus sombre encore.

Je ne vous dis pas tout, tout ceci étant très bien expliqué dans le DVD bonus fourni.

L’histoire, donc :
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Elle est donc calquée sur celle de la BD, avec un flash-back au début du film qui nous explique particulièrement bien pourquoi DareDevil est né.

Fiche technique :
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Film réalisé en 2002 ; genre : fantastique ; durée : 98mn
Par Mark Steven Johnson (les Grincheux, Jack Frost)
Scénario : Mark Steven Johnson, Brian Helgeland (L.A.Confidential, Payback), Bill Everett, Frank Miller (Sin City, Robocop 2 et 3...)
Producteurs : Amon Milchan, Gary Foster, Avi Arad.
Compositeur : Graeme Revell (Blow, Human Nature, Titan AE…°
Distribution : UFD France

Les Acteurs :
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Ben Affleck (Pearl Harbour, Armageddon): (DareDevil) Même s’il maîtrise bien son personnage, on peut être assez sceptique dans les scènes de combat, où il ne semble pas à son aise. Il manque peut-être un peu de charisme pour incarner ce héros torturé…mais c’est assez subjectif, l’ambiance étant parfaitement retranscrite.

Michael Clarke Duncan (La ligne verte, La planète des singes) : (Le Caïd) Sa stature toujours aussi impressionnante emporte l’adhésion, même si les puristes s’emporteront en disant que le Caïd dans la BD, est blanc. Peu importe, lui seul pouvait en imposer autant sans paraître ridicule.

Jennifer Garner (Alias, Washington Square) : (Elektra) tout droit sortie de la série Alias, la belle nous la joue hyper tonique et sensuelle...un petit bijou mitigé de dynamite. Dans son rôle d’Elektra, elle est vraiment à sa place, au point d’en faire presque oublier le ténébreux DareDevil.

Colin Farrell (Phone Booth, Minority report) : (Le tireur) un méchant très méchant, un tireur fou qui transforme tout en arme, le tout avec une précision incroyable. Colin me fait penser dans ce rôle à la façon dont joue Gary Oldman dans ses rôles de méchants, non qu’il copie, mais parce qu’il s’imprègne de ce personnage et lui donne une vie, une substance impressionnante.

J’en passe, bien sur, mais le décor est planté essentiellement autour de ces personnages.

Les DVD :
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Moi je dis simplement chapeau : c’est un très beau DVD : une pochette superbe, une image de grande qualité bien qu’un peu sombre parfois ; le son DTS est explosif, sans trop ; mais le positionnement est par contre un modèle du genre…chaque son est audible à sa place…classe.

Pour le même prix vous aurez droit à une bande son en français ou en anglais, avec sous titres anglais, français, néerlandais, grec. Le codage 5.1 ou DTS est disponible dans toutes les versions, ce qui n’est pas encore si courant.

Le DVD bonus, même si je ne suis pas fan de ce genre de rajout qui permet bien souvent de proposer des DVD au prix fort pour pas grand-chose, est cette fois de grande qualité : 6 heures de bonus tous plus intéressants les uns que les autres. Cela va des traditionnelles bandes annonces aux essais de Jennifer Garner, en passant par l’histoire de la BD de Daredevil. On a même droit à un bêtiser (à voir absolument), à une galerie de 400 photos, deux clips musicaux, et même à une étude multi angles de 6 scènes. C’est vraiment du tout bon…pour une fois…

Alors, ce film ?
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Et bien ce film, allègrement conspué par la presse, à ce demander s’ils ne dormaient pas lors des premières, est une bonne surprise. La première partie qui nous explique la jeunesse de Matt Murdock avant qu’il ne devienne DareDevil était indispensable, même pour les connaisseurs, je pense.

L’ambiance du film est à l’image de la BD, noire et parfois très drôle, même si cela peut être involontaire, comme dans las scène du square où Matt Murdock et Elektra font connaissance de façon musclée.

Même si cela peut prêter à sourire, il faut néanmoins rappeler que les Comics étaient de cette trempe : dédramatiser parfois au moment le plus inattendu. Et le réalisateur voulait absolument rendre hommage au héros sans rien trahir de la vision des créateurs ; en ce sens la pari est réussi.

Bien sur la tenue moulante de l’original est remplacée par une tenue plus « rock’n’roll », toute de cuir, à l’instar une fois de plus de Batman ; mais l’ambiance y est, et les accessoires aussi, comme le fameux lasso canne de DareDevil qui lui rend bien des services.

Les trucages sont de très belles factures, et se marient parfaitement à l’action ; rien de trop : tout est en place au bon moment. Bien vu ! L’homme sans peur devient soudain encore plus crédible.

Evidemment, le scénario est assez mince, mais rappelons que celui-ci est tiré de la BD originale, il ne faut donc pas s’attendre à un must du genre ; mais il faut savoir relativiser : DareDevil est fait pour distraire, et le pari est gagné de belle façon. Notre super-héros prend vie devant nos yeux et ce démon virevoltant nous rappelle que la justice pourrait avoir plusieurs visages.

Donc il ne s’agit pas d’un chef d’œuvre, loin s’en faut, mais pour passer un bon moment en famille, moi je ne vois aucune objection ; qui plus est la musique est pêchue comme il faut, donnant un rythme soutenu aux scènes d’action encore plus jouissif.

Alors si vous ne l’avez pas encore vu, laissez tomber les critiques déplacées qui ont accompagnées la sortie de ce film : ce film est fait pour se divertir, il n’était pas prévu qu’il soit présenté aux Oscars….

vendredi 06 avril 2007, a 09:03
Hannibal Lecter, aux origines de Mal

  Une fois de plus, il s'agit d'une préquelle, à l'instar du dernier « Massacre à la tronçonneuse » ; nouveau filon cinématographique que les réalisateurs ne vont pas se priver d'utiliser, comme celui des séquelles, largement usé et abusé.

On peut donc s'attendre au pire, mais aussi au meilleur, et les critiques que j'avais lues de ce nouvel épisode des aventures du terrifiant Hannibal Lecter m'incitait à penser que ce film valait la peine d'être découvert. Sans vous donner de conclusion hâtive, une seule réponse saute aux yeux : OUI ; un grand oui pour ce nouveau film.



L'histoire :
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Difficile de résumer ce film sans en dévoiler tous les secrets, je vais donc me contenter de citer le résumé d'un site connu, que je trouve tout à fait approprié.
« Comment un petit garçon comme les autres est-il devenu l'un des criminels les plus fascinant qui soit ? Au travers du parcours atypique d'un adolescent meurtri par les atrocités vécues pendant la Seconde Guerre Mondiale, suivez la naissance de l'incarnation absolue du mal... Hannibal Lecter. » (Source allocine.fr)

Mon avis :
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Peter Webber, réalisateur totalement inconnu pour moi, et plutôt nouveau dans la profession puisqu'il n'a réalisé que 2 films avant ce nouvel « Hannibal », a donc choisi de nous raconter les débuts du criminel cannibale le plus célèbre du cinéma planétaire.

Courageux, le bougre, puisqu'il doit situer son action avant le fameux « Silence des agneaux », et donc redonner une jeunesse au fabuleux Anthony Hopkins. En effet, trouver la perle rare qui va amener une crédibilité à la jeunesse d'Hannibal, sans faire de cette vision une caricature du talent de sir Anthony Hopkins était plutôt osé. Et pourtant Peter Webber l'a fait, en allant chercher un petit français qui va sans doute devenir un très grand : Gaspard Ulliel.

Ce jeune homme, que l'on peut voir dans « Jacquou le croquant », et qui a été découvert dans un film de Michel Blanc (Embrassez qui vous voudrez), est à la mesure du talent de Anthony Hopkins dans la peau de Hannibal Lecter. Cela parait peut-être exagéré, mais quand vous l'aurez vu, vous comprendrez.

Mais bien avant ça, on va découvrir l'enfance pendant la guerre de celui qui deviendra l'ennemi public numéro 1. On apprend ainsi que Hannibal avait une famille dont une sœur, plus jeune que lui, et que la guerre va bouleverser toutes les données d'une enfance qui s'annonçait plutôt dorée, les parents d'Hannibal étant plutôt aisés.

Accompagné de cauchemars récurrents dont je vous tairai la nature sous peine de dévoiler une bonne partie du suspense, le jeune Hannibal va se retrouver dans un orphelinat qui ne sera rien de moins que la demeure familiale.

Rapidement, on va découvrir l'intelligence de ce jeune homme, ainsi que les prémices de ce qu'il deviendra…mais chut….ne dévoilons rien…

Bien sur ce jeune homme ne sera pas seul dans ces aventures ; il est accompagné par sa tante, la très charmante Gong Li, qui va découvrir l'horreur sans réellement tenter d'intervenir dans le lent processus de mutation d'Hannibal ; est-ce sa culture asiatique qui l'empêche d'interférer dans les décisions de cet homme, ou est-ce simplement parce qu'elle comprend ? Mystère…

Pour ses premières incursions dans le domaine de l'horreur, notre jeune Hannibal Lecter va être suivi de près par un commissaire très zélé qui pourtant fera montre d'une certaine compassion, cela pour des raisons que je ne peux dévoiler ici. Ce commissaire est joué par Dominic West, que l'on va dès demain retrouver dans un film attendu : « 300 ».

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Pendant quelques 2 heures, le réalisateur nous convie à la naissance du mal ; Pour se faire, il aurait pu continuer dans la veine des deux derniers épisodes de cette série horrifique, à savoir montrer le mal dans ce qu'il a de plus cru et aborder les scènes de façon très outrancières. Mais plutôt que jouer cette carte visuellement choquante, Peter Webber décide de suggérer plus que de montrer.

Certes, quelques scènes sont plutôt dures, mais on a vu largement pire en ce domaine ; non, l'intelligence du réalisateur est de beaucoup suggérer, et croyez moi, en la matière, il y réussit parfaitement. Je pense d'ailleurs qu'à trop montrer, ce film en aurait perdu de sa volonté d'être le début de l'histoire.

Le fil rouge de cette histoire est le destin de la sœur d'Hannibal, que l'on découvrira petit à petit, même si par moment on se doute de quelque chose sans vouloir y croire.

Tout au long de ce film lourd de conséquences quant à l'avenir du jeune Lecter, on suit la lente mutation de ce qui est inéluctable. On pourrait reprocher au réalisateur de donner un peu trop matière à excuser la monstruosité du personnage ; en effet, plus d'une fois je me suis mis à sa place et je comprenais très bien ce pourquoi il était devenu ce terrible prédateur.

Cependant, si l'on peut comprendre, il reste néanmoins une interrogation, qui trouve un soupçon de réponse dans une phrase du commissaire (que je ne peux dévoiler). En effet, l'interrogation qui reste, enfin pour ma part bien sur, chacun y trouvera peut-être à redire, c'est que si l'on peut admettre pourquoi Hannibal agit de la sorte quand il est plus jeune, on ne trouve plus de lien dans les épisodes suivants qui « justifient » ses meurtres. Alors oublie du scénariste ? Hannibal est-il devenu un vrai monstre, sans plus aucune humanité ? Faudra-t-il un nouvel opus pour nous expliquer cette interrogation ? Personnellement, s'il est du niveau de ce film, je signe de suite.


En conclusion :
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Si vous n'avez pas encore vu ce premier chapitre des aventures du plus célèbre tueur du cinéma, je ne peux que vous recommander de le faire, car c'est un film à mettre au moins au même niveau que « Le silence des agneaux ». D'aucun l'ont donné meilleur encore, mais je trouve que c'est un peu exagéré. Sur un même niveau parce que la terreur est insidieuse, et sert parfaitement de tremplin à toutes les séquelles de ce mythique film.

Il s'agit donc d'un très bon moment de cinéma, à ne pas bouder. A recommander aux plus de 12 ans selon les critiques ; pour ma part, même si beaucoup est suggéré, je pense que 16 ans me parait être largement suffisant pour accéder à ce genre de divertissement. Ça vous prend aux tripes, et ça ne vous lâche plus, vous accompagnant dans l'horreur distillée avec maestria…

Du grand art….

Merci pour vos lectures…

jeudi 05 avril 2007, a 09:01
Rocky Balboa

  Je viens enfin de découvrir le dernier épisode de la saga Rocky, et je vais vous faire part de mes impressions.

Je ne vous ferai pas l'historique de cette saga, commencée en 1976 et qui marqua la carrière cinématographique de Stallone, en temps qu'acteur mais aussi réalisateur.

A l'instar de Star Wars, nous voilà donc arrivé à l'épisode 6, après un épisode 5 qui m'avait fortement déçu. On ne peut faire du jeune avec du vieux et Stallone en est le parfait exemple. Mais nous y reviendrons plus tard.



L'histoire :
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Rocky Balboa ne combat plus depuis longtemps ; il a jeté les gants et tient à présent un petit restaurant où il passe son temps à raconter ses combats légendaires à ses clients. Adrian, sa femme, est morte un an auparavant, et il a du mal à s'en remettre.

Alors que le nouveau champion du monde, Mason Dixon, est la risée du public et de la critique, qui lui reproche de ne combattre de des seconds couteaux, les médias développent un logiciel qui va montrer que parmi tous les grands boxers de tous les temps, Rocky battrait aisément Mason. Ce qui n'était qu'une forme de jeu va prendre une toute autre dimension sous la pression des médias et Mason le champion contesté va provoquer Rocky le retraité dans un match d'exhibition.


Mon avis :
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J'avoue que j'avais vraiment envie de découvrir cette suite, tout en craignant le pire. En effet, Stallone, même si l'on peut considérer qu'il est bien conservé, n'en a pas moins vieilli, et faire remettre les gants à un retraité face à un jeune champion pouvait prêter à devenir risible.

Or, bonne surprise, il n'en est rien ; ou presque.

Tout d'abord, il y a une chose qui saute aux yeux dès les premières minutes de ce film : Rocky est redevenu plus humain ; la perte de sa femme l'a complètement déstabilisé et l'on peut voir Stallone faire montre de sentiments, chose plutôt rare.

Les différentes scènes entre Rocky et Paulie, le frère de Adrian, toujours interprété superbement par Burt Young, sont particulièrement touchantes ; les deux petits vieux qui n'ont pas vu Adrian de la même façon et qui au final en reviennent aux mêmes sentiments, à savoir le manque et l'amour, sont chargés d'émotion ; tout comme les relations difficiles en Rocky et son fils, Robert Jr., interprété par Milo Mentiviglia. On passe constamment pendant une bonne partie du film à des moments de nostalgie et de tristesse parfaitement mise en évidence par un Stallone décidément au mieux de son art.

La rencontre avec le champion, Mason Dixon, interprété par Antonio Tarver, est par contre assez comique. En premier lieu, ce nouvel acteur, véritable boxeur puisque champion WBC des mi lourds, ne m'a guère convaincu. Guère expressif, il ne prend son « envol » que sur le ring…et encore…Stallone réussit à lui voler la vedette ; mais c'est bien ce qu'on attendait finalement, non ?

Ce qui est assez drôle en premier lieu et que Stallone a bien ressurgir, c'est le choc des générations ; le boxeur black très branché super voitures et rap face au vieil Italo-américain issu lui aussi des bas quartiers, c'est assez typique des conflits jeunes/vieux actuels.

D'autre part on peut médicalement et techniquement se poser des questions ; en effet, peu importe la forme physique d'un ex grand boxeur ; celui-ci peut-il en effet résister aussi bien à un jeune champion qui a gagné plus de 30 combats par KO. Certes, on sait que Rocky encaissait, mais là il manque cruellement d'entraînement, et se retrouver aussi rapidement sur un ring, même avec sa hargne d'antan, face à ce frappeur, ça peut prêter à sourire.

Mais tout de même, il serait de mauvais ton de bouder le plaisir de revoir Rocky sur le ring, qui pour retrouver la pêche, va reprendre ses bonnes vieilles habitudes d'entraînement. Direction la boucherie du coin, et on ressort les bons vieux instruments de torture…

Accompagné du sempiternel râleur Paulie, Rocky va reprendre peu à peu conscience qu'il est toujours un boxeur, et pour cela devra se battre avec son langage simpliste face aux instances de la boxe pour récupérer une licence. Ça me fait penser à tout ce qu'on entend sur les personnes d'un certain âge qui ne sont « plus bonnes à rien » pour la société moderne…

Cette fois-ci, il sera aussi accompagné par son fils qui veut enfin se rapprocher de son père, se rendant enfin compte que celui-ci à des démons à exorciser et qu'il ne saura le faire que sur un ring.

On sourit donc quelques fois de ce retour atypique de ce boxeur pour revenir aussitôt à ce sentiment d'excitation que l'on connaissait lorsque Rocky montait sur un ring…on se rend ainsi compte que même pour nous, sa présence physique et son sens du courage et sa morale nous manquaient cruellement, et on prend du coup fait et cause pour cet homme qui se croyait perdu et qui va tout tenter pour retrouver sa dignité.


En conclusion :
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Je ne peux que vous recommander cet ultime épisode (enfin j'espère) de la saga Rocky, car Stallone sait une fois de plus nous emmener très loin dans l'expression de sentiments aussi basiques qu'humains ; très proche en cela du premier Rocky, ce Rocky Balboa est vraiment un très bon film si l'on fait exception des quelques aberrations plus physiques précédemment exposées.

Et quand on sait qu'un nouveau Rambo devrait sortir, là je reste très dubitatif…


Je vous remercie pour vos lectures

mardi 27 mars 2007, a 10:06
A la poursuite du bonheur

 Bonjour à toutes et à tous,  

Encore un avis ciné, dans un registre différent des films que je vous présente habituellement ; en effet, j'essaie un peu de changer de registre de temps en temps, et parfois pour faire de jolies découvertes.

 

Ce qui fut le cas pour ce « A la poursuite du bonheur », réalisé par Gabriele Muccino, que je ne connaissais pas, et interprété par un Will Smith touchant.

 

 

L'histoire :

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Chris Gardner (Will Smith) est représentant ; mais il n'arrive pas à joindre les deux bouts, ca qui contraint sa femme (Thandie Newton) à devoir faire des heures supplémentaires pour payer les factures et élever leur enfant Christopher (Jaden Smith, le fils de Will Smith).

 

Sa femme finit par le quitter et Chris fera tout pour garder son fils, tout en espérant une reconversion dans le milieu de la finance, domaine où il pense exceller malgré son manque d'études.

 

Malheureusement, petit à petit, rien ne va aller comme il souhaiterait et son fils et lui-même vont connaître les foyers d'accueil, les nuits dans le métro et les galères…

 

 

 

Mon avis :

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Tout d'abord, je ne suis vraiment pas fan des filma larmoyants dont le scénario n'est qu'un prétexte à faire valoir les droits financiers de Kleenex ; aussi, ayant un peu entendu parler de ce film, j'avais tout de même quelques appréhensions.

 

Ce qui m'a néanmoins décidé, c'est que ce sujet, même s'il est situé aux Etats-Unis, est un sujet malheureusement planétaire qui peut toucher tout le monde un jour ou l'autre.

 

Ainsi donc, pendant près de 2 heures, nous allons suivre les mésaventures de Chris et Christopher et participer avec eux à leur lente descente aux enfers de la société.

 

Ce qui me paraissait aussi intéressant, c'est que ce film était tiré d'une histoire vraie, et ce genre de choses m'attire généralement.

 

Je dois admettre que ce film est touchant, très touchant ; mais à mon grand bonheur, ce n'est pas un film larmoyant ; loin de là. Même dans les pires moments, on sent tout l'amour de ce père pour son fils (on constate de ce fait très bien la complicité du père et du fils Smith), et ce père va tout mettre en avant pour cacher la misère à son fils tout en positivant, en lui montrant un monde sur lequel il peut se reposer, même dans les pires moment.

 

Habitué aux films plutôt comiques ou les films d'action, Will Smith se glisse dans la peau de ce personnage de façon saisissante. Tout en conservant son sens inné de l'humour, il devient un autre homme, prend une nouvelle envergure. Cet acteur est vraiment très bon.

 

Son fils fait preuve d'un naturel à toute épreuve, comme c'est souvent chez les enfants ; cela contribue et de beaucoup selon moi à faire passer l'émotion dans ce film ; émotion qui en déborde sans être écoeurante ; en effet ce n'est pas une espèce de voyeurisme malsain comme c'est parfois le cas dans ce genre de films, ne nous montrant que ce qu'il peut arriver de pire et en rajoutant à l'emporte-pièce, non ; ici, il y a toujours de l'espoir, et que c'est revigorant de constater cela.

 

Pourtant, quand on découvre les aléas dans la vie de ce Chris Gardner, on se dit que ce type n'a pas de chance, mais alors pas du tout, et on prend assez vite cet homme en pitié ; mais doucement, à petites touches, le réalisateur nous convie à suivre le combat de cet homme, un combat bien sur semé d'embûches mais toujours donné en exemple. J'aime ce genre de message, où l'on insiste sur le fait qu'il ne faut pas se laisser abattre.

 

Conclusion ?

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Oui, déjà, car finalement trop en dire ne servirait à rien ; ce qui compte le plus, c'est de voir ce film, et de se laisser à ressentir tout cet espoir qui renaît petit à petit. Un film qui est un vrai message d'espoir, ça ne peut pas faire de mal, non ?

 

Donc si vous ne l'avez pas encore vu, ne vous privez pas, ce film est pour ma part une très bonne découverte, et si vous me lisez régulièrement, vous constaterez que je ne suis pas adepte de ce genre de films.

 

Pourtant il m'a plu, alors je pense qu'il ne pourra que vous plaire…

 

Je vous remercie pour vos lectures

 

           

vendredi 23 mars 2007, a 08:25
300 (A voir absolument)

"Ce soir, nous dînerons en enfer"...     …Voilà une des phrases majeures que vous devez aller entendre au cinéma grâce à la sortie de cet exceptionnel « 300 » et qui m'avait interpellé dans les bandes annonces, très prometteuses.

Exceptionnel sur bien des points, mais nous y reviendrons.

En bref et pour vous donner l'eau à la bouche, pour le cas où les bandes annonces ne vous auraient pas convaincu en allant voir ce film, vous allez participer à une expérience visuelle hors du commun.

Ce film est une oeuvre qui mêle l'Histoire, l'action, le péplum, la mythologie, le drame, la guerre et j'en passe.


Justement, l'histoire :
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Difficile de parler d'histoire ou de scénario lorsqu'il s'agit d'un film qui entend retracer une tranche d'Histoire. Certes, c'est quelque peu romancé, voire même beaucoup, mais qu'importe.

Ce film vous propose de revivre, que dis-je, de vous retrouver au cœur de la bataille du défilé de Thermopyles, en Grèce, en l'année -480, qui opposa le Roi Léonidas et 300 Spartiates à la plus terrifiante armée d'Asie, les Perses ; soit un million d'hommes prêts à fondre sur la Grèce, dans leur désir ininterrompu de conquête du monde.


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Une histoire donc réduite à la plus simple expression d'un acte de guerre, certes héroïque, mais qui ne semblait pas pouvoir devenir autre chose qu'un film de guerre…c'est bien là toute l'erreur à ne pas commettre ; il s'agit bien d'un film de guerre, mais que c'est beau !!

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Mais tout d'abord, puisqu'il s'agit d'un fait historique, je dois préciser que je ne suis pas féru d'histoire, mais cette période, et surtout les spartiates, m'ont toujours fasciné. Afin que vous puissiez mieux appréhender ce film, je vais donc faire un petit retour en arrière. Je n'ai pas la prétention de tout connaître et les plus calés que moi pourront éventuellement compléter ces propos en commentaires.

La minute historique de Monsieur Cyclopède :
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Sparte était une cité grecque réputée pour ses talents militaires et son esclavagisme ; les ilotes (esclaves) n'avait aucun droit, et n'était que très rarement considérés comme des êtres humains.

Mais ce qui a fait la réputation de Sparte, c'est sa maîtrise de l'art de la guerre. Il faut dire qu'à cette époque, la technique est rude et éprouvée ; en effet, les hommes ne vivent que pour l'art du combat et s'entraînent sans cesse. Les femmes sont les maîtresses au foyer, absence de l'homme oblige.

Pour les jeunes garçons, le destin est tout tracé : dès l'age de 7 ans, ils sont enlevés du foyer familial et intégrés dans l'école militaire.

Devenir adulte pour un jeune Spartiate revenait à subir une série d'épreuves que les moines de Shaolin n'auraient rien à leur envier.

C'est dans ce contexte que c'est déroulé la bataille de Thermopylès, sujet de ce film ; et croyez moi, ce qu'on y voit est sidérant…

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Mon avis donc :
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Combien de superlatifs pourrai-je employer pour décrire ce que j'ai ressenti en visionnant ce film…Certes, les râleurs n'y trouveront là qu'un film de guerre de plus, un péplum…A ceux là je réponds : oui, mais encore, mais plus…

Plus parce que le réalisateur, Zack Snyder, habitué et réputé dans le monde de la publicité, mais qui réalisa aussi un remake très intéressant de « Zombie », de George A.Romero, décide dans ce film de nous en mettre plein la vue ; de rendre cet acte de bravoure aussi épique qu'il aurait pu l'être.

Tout d'abord, les phrases coup de poing, très théâtrales, sont bien présentes, comme celle qui donne le titre à mon avis. Cela parait aujourd'hui un peu suranné d'entendre ce genre de phrases, mais que c'est de bon ton au milieu de ces guerriers que rien ne semble pouvoir arrêter. Certains trouveront que cela fait un peu cucul la praline ; mais enlevez votre cravate et détendez vous, que diable ! Laissez vous aller, l'épique est en pack dans ce film.

Au-delà de ces phrases, il y a les hommes bien sur ; ah mesdames, vous allez en voir de la cuisse musclée et des tablettes de chocolat ; les spartiates sont magnifiques dans leur semi nudité, armés de leur bouclier et de leur lance….

Léonidas, interprété par Gérard Butler, qui incarnait le Dracula 2001 nouvelle génération, est ici un roi des plus saisissants ; impressionnant par son courage et son sens de l'honneur, il possède tout ce que les meneurs d'hommes rêvent d'avoir. Qui plus est, la ressemblance est assez saisissante quand on regarde les fresques montrant le vrai roi.

Accompagné de ses 300 spartiates, tous plus impressionnants les uns que les autres (on retrouve d'ailleurs des acteurs comme David Wenham, déjà vu dans « Le seigneur des anneaux », Michael Fassbender, actuellement à l'affiche dans « Angel », et j'en passe), toutes les scènes de combat les rendent magnifiques, de courage et d'héroïsme.

Ils ont d'ailleurs tous subi un entraînement poussé pendant quelques semaines pour apprendre à manier la lance, le glaive et le bouclier, rendant ainsi les combats beaucoup plus réels.

En face d'eux, le million de Perses, mené par un roi dieu, Xerxès, interprété par un Rodrigo Santoro inquiétant à souhait avec sa carrure et ses piercings ; si vous ne le connaissez pas, rassurez vous, moi non plus ; mais il parait qu'il joue dans « Lost, les disparus ».

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Hormis ces corps musclés et ces gueules, ce qui finirait par n'être que d'un piètre intérêt, il faut insister sur l'aspect visuel du film, qui est tout simplement bluffant, voire hallucinant.

En clair, on prend une sérieuse claque en regardant ce film ; je ne suis pas de l'imagerie de synthèse à outrance, de ces trucages numériques qui finissent par desservir un film ; j'en ai d'ailleurs plusieurs fois parlé.

Cependant, lorsque ces trucages deviennent parties intégrantes des scènes, les sublimant au point que ces techniques deviennent des composantes actives du film, là je dis OUI ! j'avais déjà noté cet aspect dans « Le Seigneur des Anneaux », mais là c'est autre chose, voire encore mieux.

En effet, dans « Le Seigneur des Anneaux », les trucages sont légions, les soldats d'ailleurs le prouvent.

Dans « 300 », le réalisateur a pris un pari : produire un effet différent sur chaque scène ; un peu présomptueux le monsieur me direz-vous ; et bien quand vous aurez vu ce film, vous changerez d'avis ; le réalisateur a frappé très fort.

Pour se faire il a choisi d'utiliser une technique qui commence à prendre son essor : le crush ; cette technique consiste à écraser les couleurs sombres de telle sorte qu'elles en ressortent plus éclatantes encore.

Au final on assiste, pantois, à des scènes de combat qui ressemblent à des fresques vivantes. Parmi les autres techniques, la technique de ralenti développée dans Matrix a subi une cure de jouvence ; c'est absolument phénoménal de voir ces combats tantôt presque en pose alors que l'on voit par exemple du sang plutôt brun jaillir et dans la seconde qui suit une vitesse d'exécution étonnante.

Un peu difficile à expliquer mais absolument bluffant à l'écran.

Ainsi donc, ces techniques qui pourraient paraître totalement anachroniques dans ce genre de film prennent ici une autre dimension, permettant ainsi aux scènes de devenir encore plus épiques.

Qui plus est, sachez que toutes les scènes, je dis bien toutes les scènes ont été tournées sur fond bleu et vert. Et bien, cela ne transparait absolument pas à l'écran, même si on se doute bien que tout cela ne peut être réel, comme la pluie de flèches, absolument hallucinante. D'ailleurs, à ce sujet, si l'on retourne aux textes relatant ce fait historique, Hérodote déclara : «Les flèches des Perses étaient si drues qu'elles voilaient le ciel » ; Je peux vous assurer que dans le film c'est parfaitement retranscrit…


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Mais un film ne serait pas complet sans ces moments d'amour et de manigance ; et là aussi, à l'instar de Gladiator, on voit la Reine Gorgo (Lena Headey) attendre son valeureux mari tout en essayant de faire lever l'armée grecque afin qu'elle se porte en renfort des 300 héros.

Pour se faire elle devra subir les pires félonies de l'odieux Theron (Dominic West).

Certes, ces rôles sont bien en dessous des 300 guerriers mais qu'importe, ce n'était pas ce qu'on attendait de toutes façons en voyant ce film ; toujours est-il que cela permet de comprendre davantage ce qui s'est passé à cette époque.


Je pourrai encore continuer ainsi des heures durant, mais ce serait pour dévoiler un peu trop de ce film qu'il FAUT ABSOLUMENT VOIR !!!

En conclusion donc ?
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Je ne pense pas avoir besoin de vous faire un dessin en vous disant que ce film est à voir, qu'il m'a enchanté et que c'est une réelle bonne surprise. Et pour une fois, la BA n'a pas menti ; elle met l'eau à la bouche mais ce que vous y voyez n'est qu'une petite partie de cette fresque qui dure presque 2 heures…

mercredi 14 mars 2007, a 17:20
Superman Returns (d'où tu viens)

  Aujourd'hui je vais vous présenter « Superman Returns » la suite tant attendue des aventures de ce cher Superman, proposée par le célèbre Brian Singer, qui nous a déjà gratifié des deux premières aventures des X-Men et a vu sa carrière exploser lorsqu'il réalisa « Usual Suspects »…pas le dernier venu donc.

Je suis un inconditionnel des super-héros en tous genres, et je regarde tous les films qui parle de tel ou tel homme ou femme avec des pouvoirs dépassant l'entendement. Ayant adoré les X-Men mais n'étant pas fan de Superman, mon approche de ce film était donc très mesurée.


Présentation de l'histoire :
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Après 5 années parti à la recherche de Krypton, sa planète natale, Superman retourne sur terre. Il découvre que son éternel ennemi, Lex Luthor, tente de lui dérober ses pouvoirs, que Lois Lane, sa chère et tendre Lois, a une vie bien à elle, et que le monde semble s'être très bien passé de lui…Il va donc tout mettre en œuvre pour retrouver sa place tout en conservant son intégrité physique, chose qui ne sera pas facile.


Mon avis :
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D'emblée, je peux vous avouer que ce film ne fera pas partie de mes préférés. Déjà Superman et moi, ce n'est pas une histoire d'amour. En effet, pour moi ce super-héros est un des plus naïfs qui soit, tant dans sa crédulité maladive que dans son accoutrement ; de plus les valeurs qu'il défend sont un peu trop cucul la praline, et très américanisées. Cet être que rien ne peut détruire mise à part la Kryptonite passe du stade de super-héros à celui d'un « enfant » désarmé avec une telle facilité que c'en devient indigeste.

On essaie un peu de rattraper le coup en le montrant à la recherche de son passé, de ses racines, mais pour moi la mayonnaise n'a jamais pris.

Aussi pour donner une nouvelle vie à ce super-héros en collants, Brian Singer a fait appel à un jeune homme parfaitement inconnu : Brandon Routh. Beau gosse, bien taillé, le physique idéal pour remplacer Christopher Rives aux commandes de la cape volante. Totalement inconnu pour moi, ce jeune homme semble incarner à merveille ce héros un peu désuet.

Son éternel amour, la jolie Lois Lane, est incarnée avec beauté par la jeune Kate Bosworth, qui a commencé sa carrière cinématographique en ne donnant rien de moins que la réplique à Robert Redford dans le magnifique « L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux » ; elle avait alors 14 ans.

Et le cruel ennemi juré de Superman, celui qui veut sa peau et ses pouvoirs, et tous les pouvoirs qui puissent se prendre, est joué par Kevin Spacey, que l'on ne présente plus. Il a d'ailleurs déjà travaillé avec Brian Singer dans Usual Suspects. Kevin Spacey est ce genre d'acteur caméléon qui est d'une rare discrétion dans la vie privée mais peu jouer n'importe quel rôle. Et en Lex Luthor il nous fait une nouvelle fois montre de tout son talent, au point de voler bien des fois la vedette à Superman, bien trop engoncé dans ses collants qui semblent le mettre plutôt mal à l'aise.

Concernant les décors, la photographie, rien à redire, la qualité est là. Mais l'histoire respire le trop vu, on n'a pas l'impression d'évoluer beaucoup d'un Superman à un autre. Des les premières scènes où Superman revient, j'ai cru revenir des années en arrière.

Les trucages quant à eux sont à la limite du supportable pour un film si récent ; image de synthèse oblige, tout n'est pas forcément très bien fait et l'on remarque très vite ce qui est faux. Par contre la scène où Superman arrête un avion disloqué sur un terrain de base-ball vaut son pesant de cacahuètes. Impressionnant…

Si les personnages dans la vie de Superman semblent avoir évolué, lui-même semble encore plus en décalage par rapport à son retour sur terre ; certes, il revient après 5 ans d'absence et se rend compte qu'il est presque oublié, mais cela va plus loin que ça. Et malgré cela, il reprend son poste au journal comme si de rien n'était. Et lorsque Superman fait son grand retour aux yeux du public en même temps que Clark Kent au journal, journal qui a traqué Superman depuis ses débuts, personne n'y trouve rien à redire…c'est d'un naïf…

Toutes ces petites erreurs de scénarios font que ce film sonne faux à bien des égards, et au lieu de devenir une suite logique aux précédentes aventures du super-héros marqué d'un S, on se demande plutôt si ce ne serait pas un melting-pot de toutes ses aventures…navrant…


Conclusion :
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Ne voyant plus trop quoi en dire sans démolir ce film, je vais donc m'arrêter là. Pour ma part je ne peux conseiller ce film qu'aux fans de Superman ; pour les autres, cela ne les réconciliera pas avec les super-héros, loin de là.

Je me rappelle combien Daredevil avait été descendu à sa sortie, et bien personnellement, je préfère et de loin ce haros en collant rouge à ce Superman qui n'apporte pas de souffle nouveau à la série.

Au moins les anciennes versions gardent-elles le charme désuet de ces films datés auxquels on ne demande qu'à croire. Mais cette version méritait-elle ce traitement en demi teintes, j'en doute….

mercredi 14 mars 2007, a 17:15
La Jeune fille de l'eau

Il s'agit du dernier film de M.Night Shyamalan (Shy pour les intimes), le réalisateur de films comme « Le 6eme sens » et « Le Village », deux films qui m'avaient beaucoup plus.

Il faut dire qu'avec « Le 6eme sens », le réalisateur avait placé la barre très haut et que par conséquent, il était attendu au tournant par les critiques et les spectateurs. D'ailleurs « Le village » connut un succès en dent de scie, preuve que ce talentueux réalisateur ne laisse pas indifférent.

Avec « La jeune fille de l'eau », Shy remet le couvert, nous servant un nouveau film qui plaira ou déplaira de façon plutôt tranchée.


Mais avant d'en arriver à mon opinion, un petit résumé s'impose :
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Une jeune narf (nymphe), Story, cherche l'aide d'humains dans un immeuble afin de pouvoir rejoindre son monde aquatique ; mais elle est poursuivie par une créature qui tente de la tuer à plusieurs reprises ; seuls certains des humains résidant dans cet immeuble pourront l'aider car ils sont les élus, des humains possédant des pouvoirs qu'ils ignorent mais qui leur permettent dans certaines conditions d'aider le peuple de l'eau.


Mon avis :
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Ce film est en fait un conte, visible par tous donc ; enfin ça c'est l'opinion de Shy (le réalisateur, je le rappelle).

Pour la petite histoire, je me demandais d'où pouvait provenir cette étrange histoire ; en fait, il s'agit ni plus ni moins d'un conte que Shy a imaginé et raconté à ses enfants.

Sans vouloir totalement dénigrer le réalisateur et les efforts qu'il fait pour nous faire rêver, je me suis demandé à plusieurs reprises ce qu'il avait du fumer avant de raconter cette histoire.

En effet, non pas que le film soit nul, loin de là, mais il lui manque quelque chose pour vraiment accrocher. Ç'aurait pu être un grand film, ou un très beau film ; mais il lui manque quelque chose. Comment vous l'expliquer…difficile…c'est un mélange de sentiments, de ressentis, de vide parfois, que l'on perçoit ou non selon sa sensibilité, mais qui émane tout au long de ce film.

Shy aime marier les genres, nous perdre mais parfois à tort dans des circonvolutions pas toujours de bon aloi. Pourtant on doit lui reconnaître ce talent de savoir nous prendre à contre-pieds ; cependant, ce petit jeu impose des règles strictes et le réalisateur semble l'oublier parfois.

Je vais tout de même tenter de vous expliquer cela le plus clairement possible sans trop dévoiler tout de cette histoire, ce qui ne sera peut-être pas chose aisée.


Tout d'abord les incompréhensions, les flous, que sais-je :
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Si vous n'avez pas vu le film, vous pouvez toujours passer cette partie


* Dès le générique et le film qui en découle, on sent déjà qu'on va devoir hésiter. En effet le début du film commence par une narration et une espèce de dessin animé très rustique qui raconte l'histoire à l'origine, à savoir le lien qui existait entre le peuple du monde bleu (l'eau), les nymphes, et l'espèce humaine. Ce dessin animé représenté à la façon des peintures antiques et la voix du conteur nous explique assez en détail que les nymphes vivaient quasi en symbiose avec les hommes, les aidant très souvent ; comme si c'était leur tâche depuis la nuit des temps (ça fait penser aux rapports entre les hommes et les dauphins d'ailleurs

Puis on nous explique que l'espèce humaine est devenue de plus en plus violente, en oubliant les fondements même de ce en quoi elle croyait, ce qui a conduit les nymphes à retourner dans leur monde, oubliées qu'elles étaient de nous. Pourtant de nos jours elles continuent à tenter d'aider l'homme.

Le décor est posé, l'histoire commence comme un vrai conte et on s'attend à en savoir plus dès les premières scènes.

Or le réalisateur va baser son film non pas sur une nymphe qui aide les hommes, mais sur une nymphe qui a besoin des hommes pour retourner dans son monde…étrange…l'exact contraire de ce que le conteur nous expliquait.

* Ensuite, l'idée de cette nymphe qui a besoin de l'homme pour retourner dans son monde est assez déroutante, puisqu'elle vient justement de son monde ; en ce cas, pourquoi doit-elle être aidée ?

* Qui plus est elle doit être reconnue par un homme qui saura que c'est Elle sans même la connaître, elle-même ne connaissant pas cet homme ; ils devront simplement se voir et se reconnaître. On est certes dans un conte mais c'est un poil alambiqué quand on ne sait pas vraiment pourquoi.

* Vient ensuite la créature qui cherche à tuer la nymphe ; celle-ci ne peut être vue que dans de rares occasions par les humains ; or dans le film elle en verra du monde…faudrait savoir tout de même. Et là où le père Shy s'est amusé à fumer je ne sais quoi, c'est que cette créature a le dos recouvert de gazon…ben voyons…c'est de l'herbe, ça, Shy ? Faudrait voir à arrêter la fumette. Bon on nous explique tout de même que c'est justement pour être mieux cachée aux yeux des humains qu'elle porte un bout de terrain de foot sur le dos. Mais le plus étrange (même si c'est un conte), c'est que cette créature n'est pas du tout du monde bleu, donc que vient-elle faire là dedans ? Bah on n'en saura rien ; et ce sera à peu près la même chose avec les autres créatures servant de juges dans ce monde de contes et légendes.

* Et, dernière petite chose, sinon je vais tout vous raconter et je ne tiens pas à me faire allumer, cette légende qui parle de nymphes, est connue semble-t-il par une personne qui la tient de sa mère, etc…cette personne est asiatique ; or je ne crois pas que de ce côté de la terre, les nymphes fassent partie de contes.

* ah si ! tout de même ; j'allais oublier que parmi ces humains il y en a qui possèdent des pouvoirs qu'ils ne connaissent pas et qui leur permettent d'aider la nymphe ; ces personnes possèdent tous un rôle à jouer, et forment une caste, un peu comme les jeux de rôles ; il doit y avoir un guérisseur, un protecteur, une guilde…du vrai jeu de rôle en somme.

* Puis comme je sens que vous en redemandez, et que je ne suis pas avare, une autre étrangeté : la nymphe est un personnage des eaux, d'accord ? Alors pourquoi l'être qui doit venir la sauver n'est-il rien d'autre qu'un aigle géant ? Certes, il existe des aigles pêcheurs, mais tout de même…


Avec tout ça vous allez me dire qu'il n'y a rien pour sauver ce film ; détrompez vous.

Déjà, puisqu'on fait dans l'étrange et qu'il s'agit d'un conte, je vais pousser le vice jusqu'à dire que ce film mérite d'être vu ne serait-ce que pour la musique…lol…En effet, cette musique de James Newton Howard est tout simplement un écrin dans lequel la nymphe va prendre toute sa dimension magique…magnifique ! On lui devait déjà la musique de « Pretty Woman » pour laquelle il reçut un prix au BMI Film Music Awards, ainsi que des musiques sur des films comme « L'expérience interdite » ou encore « Chute libre »…

Cette musique est une des composantes essentielles qui permet de rester suffisamment accroché tout au long du film ; rien que ça…

Ensuite il y a les acteurs, tous de qualité même si je n'en connais aucuns, hormis Shy lui-même qui s'est donné un rôle plus important que dans ses précédents films où il ne fait souvent qu'une apparition.

Et puis si, tout de même, il y a la nymphe, Story, interprétée par la fille du talentueux Ron Howard : Bryce Dallas Howard (ne pas confondre avec Brice de Nice), que Shy avait déjà fait jouer dans « Le village » puisqu'elle y tenait déjà le rôle principal. Son visage a lui seul possède parfois la grâce d'un ange…euh…je voulais dire d'une nymphe. Impressionnante de justesse, de finesse, dans un jeu fait de grâce et de pudeur, de peur et de doute…du grand art…

Derrière elle, un homme se distingue parmi cette distribution : Paul Giamatti ; il ne me disait rien et il a pourtant joué dans des films comme « Il faut sauver le soldat Ryan », « Le Négociateur », « The truman Show » et j'en passe. Tour à tour drôle, touchant, émouvant, il incarne à merveille cet homme qui ne croit plus à rien suite à un drame personnel et qui va petit à petit se redécouvrir. Je ne peux vous en dire plus car ce serait gâcher le suspense.


Je ne vais pas citer tous les acteurs de ce film mais chacun apporte la pierre à l'édifice de ce conte peut-être un peu ambitieux.


Car en effet, si ses « défauts » possèdent la naïveté d'un conte d'enfant, alors que les enfants sont rarement si naïfs, si les acteurs sont si bons et la musique aussi envoûtante, pourquoi la mayonnaise ne prend elle pas ?

Pour ma part, je pense que le réalisateur, pour conter cette histoire à ses enfants, s'est servi de toutes sortes de légendes qu'il a du lui-même connaître ou dont il a du entendre parler sans trop les comprendre. Cela va des légendes indiennes et de certaines tribus Pawnees pour le coté de l'eau aux influences plus aztèques avec cet aigle géant, qui fait étrangement penser au vol du condor, en passant par des réminiscences plus européennes avec ces créatures qui rodent, plus proches d'une bête du Gévaudan qu'autre chose.

Si l'idée n'est en elle-même pas mauvaise, je ne suis pas certain que conter tout cela en le brassant vigoureusement servira à captiver des enfants. Peut-être sous le charme d'une voix suave et encore ; aussi tenter le pari de lui donner forme était osé, mais on connaît Shyamalan pour oser ce genre de choses.

Pourtant, là où le réalisateur aurait du nous apporter quelques détails, il nous laisse un grand vide, trop d'interrogations ; alors qu'inversement sur certains petits aspects, certaines scènes qui n'ont pas beaucoup d'importance, il se perd en exagérations cinématographiques…je me demande si finalement ce ne serait pas tout simplement une erreur pendant le découpage ou le montage du film…ça se pourrait même bien tant on sent qu'il aurait fallu si peu pour nous captiver complètement.

Sous couvert d'un message de pseudo tolérance, de respect de la différence et d'entraide, Shy semble vouloir nous faire passer des messages, mais simplement des bribes de messages ; ça ressemble à du morse réservé à un ban de morues écervelées…on tente d'en saisir le sens mais il nous manque des éléments essentiels pour avoir la traduction intégrale.

Pourtant, que cette nymphe était belle, que cette musique envoûtait…que ces acteurs sont bons…alors pourquoi ? Pourquoi ?


En conclusion :
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Un avis assez mitigé en somme, car c'est exactement ce que j'ai ressenti en regardant ce film ; j'espère simplement vous avoir fait ressentir ce sentiment partagé.

Et bien c'est un film à voir une fois, ne serait-ce que pour tenter de retrouver des bribes de son enfance ; mais il faut tout de même garder sa part de maturité pour tenter de comprendre ce qui manque à ce film pour le faire devenir un immanquable. Pour tenter de reconstruire ce qui manque à ce film et ne pas se perdre.

A voir deux fois peut-être pour tenter d'en comprendre davantage ; mais ce n'est pas un film qui fera date, et ce ne sera pas le grand nouveau film de M.Night Shyamalan. Il faudra donc encore attendre pour se faire une vraie idée de ce réalisateur qui promet un peu à chaque fois, sans pour autant franchir le pas et devenir un des très grands. Comme s'il saupoudrait ses films d'un peu de talent, comme une poussière de fée…mais n'est-ce pas justement cela la magie du cinéma……………
 

Présentation
J'aime le cinéma, et je vais vous parler des films que j'ai vus. Je vous souhaite donc la bienvenue.

Je n'ai bien sur pas la prétention d'avoir raison sur tout, ce n'est que mon avis personnel sur ces films que j'ai pu voir ; donc n'hésitez pas à venir en débattre.

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